(137 MEMOIRE SUR LES POISSONS DE L'AFRIQUE AUSTRALE. DU MÊME AUTEUR EXPÉDITION DANS LES PARTIES CENTHALES DE L'AMÉRIQUE DU SUD, de Rio-de-Janeiro à Lima, et de Lima au Para; exécutée par ordre du gouvernement français, pendant les années 18/i3 à 18/i7, sous la direction du comte Fkancis de Castelnau. Paris, 1850-1861. Cet ouvrage forme sept parties séparées : ^"' : Histoire DU VOYAGE, 1850-1851, 6 voL in-8, avec cartes, Zi5f. 2' : Vues et scènes, 1852-1856, 1 voL grand in-/i, avec 60 plan- ches. 90 fr. 3' : Antiquités desIncas et des autres peuples anciens, 1 vol. grand in-a°, avec 60 planches. 90 fr. Zje : Itinéraires et Coupe géologique, 1852-1856, 1 voL grand in-folio, avec 76 cartes double format. 'i53 fr. 50 c. 5' : Géographie, 1 vol. grand in-folio, avec 30 cartes double format. 210 fr. 6' : Botanique ou Chloris Andina, 1855-1861. 2 vol. grand in-Zi, avec 96 planches, en 16 livraisons à 12 fr. 50. 1' : Zoologie ou Animau.k nouveaux et rares. 3 vol. grand in-Zi, avec 180 planches, en 30 livraisons à 15 fr. On peut avoir les extraits qui suivent : Anatomie, par M. Gervais, avec 18 planches, lib fr. Annélides, par M. Gervais, avec planches. Cartes des Républiques de l'Equateur et du Pérou, 2 feuil- les, 15 fr. Croquis de la route de l'Expédition. 1 feuille, 6 fr. Entomologie, par M. Lucas, avec planches. .Mammifères, par MM. Gervais, Geoffroy Saint-Hilaire et Emile Deville, avec 20 planches, 51 fr. Mollusques et Zoophytes, par M. Hupé, avec 22 planches. 53 fr. Oiseaux, par M. O. Des Murs, avec 20 planches, Zi9 fr. Poissons, par Le comte F. de Caslelnau, avec 50 planches. 99 fr. Reptiles, par M. Guickenoi, avec 18 planches. Z|5 fr. RENSEIGNEMENTS SUR L'AFRIQUE CENTRALE et sur une nation d'hommes à queue qui s'y trouverait d'après le rapport des nègres du Soudan, esclaves à Bahia. Paris, 1851, in-8, avec Zi planches. 3 fr. PARIS. — DE SOTE ET BOUCHET, IMPSIMBURS, 2, PLACE DU PANTHÉON. MEMOmm SLR LES^POlSSONS L'AFRIOIIE AUSTRALE M. LE COMTE F. DE CASTIÎLÎNAU ->f|s»c<îs4-«<^- PARIS J.- B. BAILLIÈRE et FILS LIBRAIRES DE l'ACADÉMIE IMPÉRIALE DE MÉDECINE Rue HautefeuiUe, 19. li O :% D R E S Uippoljte Baillière, 219, Rogenl streel Baillière brothers, 440, Broadway, MADRID, C. BAILLV-BAILLIÈRE, PLAZA DEL PRINCIPE ALFONSO, 16. 1861 Droits de traduction et de reproduction rJserve's. /laa^y NTRODUGÏION Le travail que je soumets en ce moment aux zoologistes n'est qu'un abrégé d'un autre, auquel je me livre depuis deux ans, sur les pois- sons du Cap de Bonne-Espérance, et qui comprend les figures colo- riées, d'après le vivant, de toutes les espèces que j'ai pu observer. La faune zoologique de l'Afrique méridionale est, en général, fort riche, mais les poissons semblent former une exception ; car, malgré des recherches suivies, npn-seuleraent le long des côtes, mais encore sur les rivières de l'intérieur, je n'ai pu réunir que 157 espèces (pois- sons osseux). Lorsqu'on arrive au Cap de Bonne-Espérance, on est vivement frappé de la grande quantité de poisson que l'on voit sur le marché; mais si les individus sont nombreux, il n'en est pas ainsi des es- pèces, dont souvent une seule fait les frais de la nourriture des ha- bitants du Cap pendant des semaines de suite. Il est aisé de se figurer la consternation qui se répand dans le pays, lorsque le poisson cesse tout à coup de fréquenter la Baie de la Ta ble. Ce fait se présenta pendant mon séjour au Cap. Vers le mois de décembre 1856, le poisson disparut tout à coup, et les canots des pêcheurs revenant absolument à vide, il leur fallut abandonner l'in- dustrie qui faisait vivre leurs familles, ou aller vers d'autres points de la côte plus fortunés sous ce rapport. En effet, l'on découvrit bientôt que le poisson s'était porté du côté de Kalk-bay (dans Simon's-bay), qui, auparavant, en était entièrement dépourvu. Le 26 janvier 1857, j'allai à Kalk-bay, pour y voir pêcher. Ce point est à environ six lieues du Cap; j'y vis une grande quantité de Malais, marchands de poisson, étendus sur la plage, et cherchant à s'abriter des rayons brûlants du soleil sous le rare ombrage que leur offraient quelques arbrisseaux desséchés. Us attendaient le re- tour des canots de pêche. Je^ cherchai au milieu des roches, et je trouvai des Ckiton c/igas, quelques zoophytes flottants, et beaucoup d'algues toutes différentes de celles de la Baie de la Table. Les Le- pas et les petites espèces d'Oscabrions abondaient. Vers onze heures, les canots de pêche commencèrent à se présen- ter. C'étaient de grandes et solides embarcations, montées chacime par huit ou dix nègres ou Malais. Ces canots ne s'étant pas beaucoup éloignés du rivage, n'apportaient guère que des Scomber grex, dont la chair est fort peu estimée, et s'emploie presque uniquement comme appât. D'autres canots ne tardèrent pas à se diriger vers la plage. Us étaient remplis à couler de Silver-fish {Dentex argyrozova), de Ka- beljauw [Sciœna hololepidota), de Geelbcck {OloUtlms œquidnis), et avaient quelques individus du gigantesque Steenbrasen {Pagellus Li- thognathus), et du Dentex rupestris. Rien ne peut donner une idée de l'extrême intensité des reflets que jetaient aux rayons d'un soleil brûlant ces derniers poissons, étendus par milliers sur la plage ; c'est alors que je compris le nom de Silver- fisfi (poisson d'argent), donné au Dentex, que je n'avais encore vu que décoloré au marché, mais qui, à ce moment, étincelait d'or et d'argent. Quelques individus, épars de cette espèce parvenaient à faire remarquer, au milieu de cet éclat éblouissant, les belles bandes bleues liserées de lilas qui se détachent sur un fond vert et rose. H faut cependant dire qu'en général, la plupart des poissons vivants n'offrent que de faibles indices des bandes et des taches qui appa- raissent quelques heures après qu'ils ont été tirés de la mer; l'éclat métallique semble les avoir absorbées. Les derniers canots ne parurent que vers deux heures de l'après- midi; ils contenaient des espèces plus.brillantes encore que les pre- mières, et surtout des Chrysophrys, tels que le beau Roman-fish {Chrys. cristiceps), et le Rhodestump nose {Clirys. gibbicepi) : l'une aux magnifiques nuances d'un rouge orangé, l'autre écarlate, et plus re- marquable encore par l'étrange gibbosité qui surmonte la partie an- térieure du corps de l'un des sexes. Les marchands de poisson enlevaient aussitôt to.ut ce qui paraissait, et partirent pour le Cap, dans leurs petites carrioles traînées par un cheval. Cette pêche se renouvelait tous les jours, du moins lorsque l'état delà mer le permettait, et chaque pêche pouvait produire de cinq à six mille poissons d'assez grande taille, puisqu'on ne pêche qu'à la ligne, et, parmi eux, il s'en trouvait beaucoup du poids de huit à dix kilogrammes, et quelques-uns de trente à cinquante. L'on peut esti- mer que le poids moyen du poisson pris tous les jours dans la seule petite Baie de Kalk s'élevait à dix mille kilogrammes. Ainsi que je l'ai déjà dit, les poissons avaient abandonné la Baie de la Table depuis le commencement des chaleurs, époque où les vents virent au Sud-Est. Pendant tout l'été, l'on ne prit que quelques Silver-fisch {Dentex), et quelques IlOttentot-fisch {Sargus Carpensis), et deux ou trois fois, on vit sur le marché, devenu désert, quelques individus de la jolie Clupea occUata. Le grand crustacé Palinurus La- lanclii, ordinairement si abondant, avait aussi disparu du marché. Enfin, le 18 juin, le rivage prit tout à coup une animation extraor- dinaire. Depuis le 6 du mois jusqu'au IG, il avait régné des ouragans successifs du Sud-Ouest, qui avaient produit de terribles ravages dans la Baie de la Table. Onze grands navires et plus de vingt petits furent jetés à la côte. Le 17, la mer était encore trop agitée pour que deux ou trois embarcations qui continuaient à fréquenter la Baie pus- sent sortir; mais le 18, elles revinrent chargées à couler, tant la pêche avait été abondante, et la joie la plus vive vint remplacer la conster- nation des pêcheurs. Comme toujours au Cap, parmi le nombre prodi- gieux des individus, il se trouvait très-peu d'espèces, et le Snock {Thyrsitfs atvn^ s'y faisait pi-csque exclusivement remarquer. — III — Les albatros commencèrent, à la même époque, à reparaître sur la Baie. Ces grandes émigrations de poissons sont assez communes dans ces parages. On a aussi observé que des espèces nouvelles pour ces mers se montrent après les tremblements de terre, du reste assez rares au Cap; ainsi, le Gadus, connu sous le nom de Morue du Cap, n'y a paru qu'après le tremblement de terre du k décembre 1809 : très- rare d'abord, il devint, en peu de temps. Tune des espèces les plus abondantes du marché. Les pêcheries du Cap emploient environ six cents personnes. Une grande partie du poisson estséchée et emportée pour l'île Maurice. Sous le rapport géographique, l'rchthyologie du Cap présente quel- ques faits assez curieux. iNon-seulement sa faune est presque entière- ment propre à sa région, mais encore elle se divise nettement entre la région qui s'étend à l'Est du promontoire appelé proprement Cap de Bonne-Espérance, et celle qui s'étend à l'Ouest. La première ren- ferme la Baie de Simon, et la seconde celle de la Table. Bien que séparés seulement par une distance de sept lieues, ces deux bassins ont des produits en grande partie différents; ainsi, les poissons, les crustacés et les algues appartiennent presque tous à des espèces particulières. Les poissons du Cap sont généralement degrande taille et de coule'jr sombre ; les espèces délicates et ornées de belles couleurs fuient sans doute des flots sans cesse agités par les tempêtes. Il faut de puis- santes nageoires et une force considérable pour pouvoir lutter contre la furie des vagues, et la surface étant continuellement agitée, c'est à de très-grandes profondeurs que se réfugient les habitants de la mer. Nous avons déjà dit que le nombre de poissons osseux que nous avons pu réunir s'élève à cent cinquante-sept, dont trente-huit d'eau douce. Ces derniers sont très-difficiles à obtenir ; la plupart de petite taille, ne sont pas, en général, recherchés pour la nourriture; d'ailleurs, presque tous les cours d'eau de l'Afrique australe se des- sèchent pendant une partie considérable de l'année, et le peu de poissons qui les habitent se tiennent enterrés dans la vase pendant la saison des chaleurs. C'est seulement dans la rivière d'Orange, dont le cours ne s'arrête jamais, que l'on a observé des espèces d'assez forte taille. 11 était d'un grand intérêt de connaître la faune du grand lac de N'gami, découvert, il y a peu d'années, par M\l. Livingstoneet Oswell, et qui constitue la seule nappe d'eau considérable dont l'existence soit jusqu'à ce jour bien avérée dans l'Afrique Australe. J'envoyai sur les lieux un de mes préparateurs, Frédéric Daviaud, qui me rap- porta, de ces parties inexplorées, des collections zoologiques consi- dérables, que j'espère pouvoir faire connaître un jour aux natu- ralistes. La collection de poissons du grand lac se composait de treize es- pèces, dont neuf sont des Ckromys, et appartiennent aux Sciœnuïdes, — IV — une aux Siliiroïdes, une aux Cyprimïdes (Mormyres), et deux aux iyaimonoïdes. On voit combien cet ensemble se rapproche de la faune du Nil, et un peu aussi de celle des grands fleuves de l'Amérique du Sud. Sous le rapport de la classification, nous dirons que la famille des Percoïdes manque presque au Cap, car elle n'offre que trois ou quatre représentants, qui ne s'étendent pas à l'ouest de la Baie d'Algoa. Les Joues cuirassées, les Sciœnoïdes et les Spanïdes sont assez nom- breux : les premiers offrant huit espèces, les seconds quinze, et les troisièmes vingt-sept. Les Mcnides qui doivent, dans une méthode naturelle, rentrer dans les Spanïies, sont représentés par le Gerres vxjena de la Mer Rouge, qui suit la côte ju>qu'à Natal. Les Squammipemies ne présentent que quelques espèces sombres et anormales, qui ne rentrent dans ce groupe brillant que par les exi- gences de la classification. Les Pharyngiens labyrinihiformes sont au nombre de trois, les Scombéroïdes de douze, les Allurinoïdes de deux, iQsMugiloïdes ^QÏiWii, dont plusieurs d'eau douce; il n'y a qu'un Tœnioïde. Les Gobioïdes sont nombreux (dix-sept) ; on compte trois espèces de la famille des Pectorales pêdiculêes. Les Cyprinoïdessont assez abondants (seize) ; il y a quatre Siluroïdes, dont deux marins. Les Luciùïdes ont trois espèces, les Salmonoîdes deux, les Ciupêoïdes trois de même que les Gadoïdes. Les Pleuronectes n'ont qu'un représentant, les Discoboles quatre, les Anguilliformes deux, les Lopliobranclies deux et les Gymnodontes huit. La faune du Cap est tellement éloignée du type tropical, que j'ai été étonné d'y trouver une BalisHde, et deux Ostracionoïdes. Je ne puis terminer sans reconnaître l'aide que j'ai trouvé dans le petit Synopsis of tlie edible fishcs, publié, en 1853, au Cap, par M. le docteur Pappe. J'espère, si les circonstances me le permettent, pouvoir publier un jour un travail beaucoup plus complet; mais, au moment de quitter l'Afrique australe, pour me rendre àSiam, j'ai pensé que ce mémoire obtiendrait l'indulgence des zoologistes. M. A. Duméril, auquel j'adresse cet essai, voudra^ bien, j'en suis convaincu, en surveiller l'impression. C'est en suivant, il y a bien des années, les savantes leçons de son père, que j'ai pris ce goût ar- dent pour les sciences naturelles, qui ne m'a pas quitté un instant, au milieu des phases si variées de ma carrière, et je conserverai toujours un sentiment profond de reconnaissance pour les trois grands zoolo- gistes qui ont été mes maîtres : Cuvier, Duméril, et Geoffroy Saint- âlilaire. Ville du Cap, ce 15 juin 1858. F. DE CASTKLNAL". TABLE DES MATIÈRES POISSONS ACANTHOPTÉRYGIENS. Pereoïdos. Pages. SERRANUS 1 l.S. Cuvieri. A. Sniilh 2 Î.S sebasloidcs. Cast 3 3.S. Chabaudi. Cast 3 SPHYR^NA 4 Sphyrsena Commersonii, Cuv., Val. . . . 4 JFoucs cuirassées- TRIGLA S T. Capensis. Cuv., Val 6 PRIONOTUS C P. pusillus. Cast C SEBASTES 6 l.S. Capensis. Linn 6 2.S. maculatus. Cuv., Val 7 AGRIOPUS 7 l.A. torvus. Gronov 7 %.A. multidentatus. Cast 7 3.A. verrucosus. Cuv. Val 8 4. A. spiuifer. Smith 8 Scieenoïdes* SCI^NA 9 S. hololepidola. Cuv.. Val 9 CORVINA 9 C.punctata. Cast 9 GTOLITHUS 10 0. aequidens. Cuv., Val 10 UMBRINA 10 U, Capensis. Pappe 10 CHEILODACTYLUS 11 1. C. fasciatus. Lacép . 11 2. C. brachydactylus. Cuv., Val Il 3.^C. mulliradiatus. Cast 12 CHROMIS 12 4 . C. Sparmanni. Cast 12 ?. C. Thumbergi. Cast 13 3. C. N'gamensis. Cast 13 4. C. Livingstonii. Cast 13 5. C. Andersonii. Cast 14 P. C. Chapraanii. Cast IS 1. C. Frederici. Cast 15 8. G. Smithii. Cast 16 U. G. Levaillantii. Cast 16 10. C. Moffatii Cast 16 SparoVdes. SARGUS 17 1. S. Hottentotus. Smith 17 2. S. Capensis. Smilh 17 3. S. Durbanensis. Smilh 18 i. S. Rondeletti? Cuv., Val 1k GIIARAX 1!) C. Capensis. Cast 19 CHRVSOPHRYS 20 1. C. gihbiceps. Cuv.. Val 20 2. C. laniarius.Cav.,Val 21 3. C cristiceps. Cuv., Val 2i 4. C. Alpoensis. Cast 2"- 5. C. globiceps. Cuv. Val 23 6. C. lalicpps. Cuv., Val 23 7.C. nasuuis. Cast 24 8. C. Natalensis. Cast 25 BOOPSOIDEA 2S B. inornata. Cast 20 PAGELLUS 26 1. P. lithognalhus. Cuv., Val 26 2. P. afer. Pappe 27 3. P. armatus. Cast 27 i. P. fascialis. Cast 28 DENTEX 28 1. D. rupestris. Cuv., Val Î8 2. I). argyrozona. Cuv., Val 29 3. D. maciodens. Cast 30 PAGRUS 30 P. Caffer. Cast 30 BOOPS 31 B. salpa. Linn.. . . 31 CANTHARUS 31 1. C. Brama. Bloch ôl 2. C. emarginatus. Cuv., Val 32 3. C. elongalus. Cast 32 CRENIDENS 3i G. Forskalii. Cuv., Val 32 lllénidcs. GERRES 3Î G. oyena. Forsk. 33 Sqnamiuipcnnos. PIMELEPTERUS 31 P. fuscus. Cuv., Val 3i DIPTERODON 3* D. Capensis. Cuv., Val 31 ICHTIIYORHAMPHOS 35 I . Pappci . Cast 3î< — VI — Pharyngiens labyrinthiformeM. Page»- SPIROBRANCHUS 36 S. Capensis. Cuv., Val 36 TILAPIA 36 T. Sparmanii. Smilh 3G SANDELIA 36 S Bainsii. Cast 37 (Scombéroldes. SGOMBER S. grex. Mitchill LICHIA 1. L. amia. Linn 2. L. glaycos. Linn 3. L. Pappei. Cast TEMNODON 1. T. saltator. Linn 2. T. conidens. Cast THYRSITES T. atun. Euphiasen XIPHIAS X, gladius. Linn HISTIOPHORUS H. granulifer. Cast LEPIDOPDS L. caudatus. Eupfarasen. TRACniRUS T. Capensis. Cast STROMATOIDEA S. Layardi. Cast Athérinoïiles . ATHERINA 1. A. breviceps. Cuv., Val. . 2. A. parvipinais. Cuv., Val. Tœnioïdes. GYMNETRL'S G. Capensis. Cuv., Val. nflugiloïdos. MUGIL 1. M. Capensis. Cuv., Val . . 2. M. Smithii. Cast :i. M. macrnlepis. Cast ■i. M. Consianiiœ. Cnv , Val. fi. M. Camplosiensis. Cast... Cl. M- crenilepis. Cast 7. M. radians. Cast 8. M. Nalaleusis. Cast Gobioïdes. RLENNIUS 1. B. caslaocus. Cast. 2. B. grandicornis. Cuv., Val. 3. B. capito. Cuv., Val CLINUS 1. C. superciliosus. Linn 2. C. dubius. Cast 3. C. panlherinus. Cast 4. C. cottoïdes. Cuv., Val B. Ct marmoratus. Cast 6. C, anguillaris. Cuv. , Val 7. C. latipinnis. Cuv . , \à\ 8. C. acuminatus. Cuv. Val 9. C. dorsalis. Cast 10. C. brachycephalus. Cuv., Val. 11 C. heterodon. Cuv., Val GOBIL'S 1. G. nudiceps. Cuv. , Val 2. G. olivaceus. Cast 3. G. Capensis. Cast PccSornIes pédiculécs. LOPHirS 1. L. vonierinus. Cuv., Val. 2. L. upsicephalus. Sraitli... BATRACHIS B. apiatus. Cuv., Val Cyprinoïdcs. COBITIS 1 . C. zebrata. Cast. . . . 2. C. puncliter. Cast... ABROSTOMUS 1. A. umbratus. Smith. 2. A. Capensis. Smith.. G.NATHENDALTA G. vulnerata. Cast CYPRINUS C. longicaudis. Cast BARBUS 1. B. Kurumanni. Cast... 2. B. Natalensie. Cast. LABEO 1. L. Cafer. Cast 2. L. Sicheli. Cast 3. B. pallidus. Smith i. B. Burchelli. Sniitli 5. B. Capensis. Smith 6. B. maraquensis. Smilh... 7. B. gobionides. Cuv., Val MORMYRUS M . Lacerda . Cast Siluroïdcs. GALEICHTHYS 1. G. feliceps. Cuv., Val. 2. G. ater. Cast CLARIAS 1 . C. Capensis. Smith. . 2. C. N'gamensis. Cast. rrg*«. 5!» 59 5!( 60 co 60 61 61 — VII — Lncioïdeei. EXOGOSTUS 1. E. allipinnis. Smitli. 2. E. lou^ipinnis. Cast. HEMIRAMPIIUS H. obesus. Gasl Page: Salmonoïdos. IIYDROCINUS... H. vittaliis. Cast. IlYDROCYONOIDES H. Cavieri. Cast.... Clupéoïdes. ELOPS E. Capensis. Smith CLUPEA C. ocellala. Pappe ENGRALLIS E. encrasicholus. Linn MALACOPTÉRYGIENS SUBBRACHIENS. Gadoïdes. MERLUCCIUS M. Capensis. Cast. ALGOA A. viridis. Cast. . . XIPHIURUS X. Capensis. Smith. Ploaronectidcs. PLAGUSIA P. Capensis. Cast. Discoboles. GOBIESOX 1 . G. dentex. Pallas. . . 2. G. fimbrialus. Cast. ATH^NA A. fasciala. Cast EGHENEIS E. lœvis. Cast MALACOPTÉRYGIENS APODES. Anguilliforiues. ANGUILLA A. Capensis. Cast. . . LEPTORIIYNCIIUS. L. Capensis. Smith.. LOPHOBRAINCHES. Syngnathus (spec. ? Hippocampus (spec. PLECTOGNATHES. GyiunodontcN. DIODON 1. D. atinga. Bl 2. D. hi^lnx. Bl 3. D. orbicularis. Bl. TETRAODON 1. T. Honlienii. Bl.. 2. T. Blochii. Cast.. ORTIIAGOUISCUS.. 1.0. oblongiis. Bl. . 2.0. mola. Liun. . . PEDALION P. Capensis. Cas SCLÉRODERMES. Balistides. MONACANTIIUS. M. auratus. Cast. Ostracionides. OSTRACION 1. 0. undecim-aculeatus. Smith. . 2. 0. bicuspes. Bl Observation. — Il parait qu'une esp^eg du Genre Scarus est quelquefois entraineu par les courants dans les mers du Cap. Lu Musée de cette ville a une tète d'un grand individu qui fut pêche à Siuion's Bay. FIN DE LA TABLE DES MATIERES. PARIS. DE SOYE KT BOOCHET, IMPRIMEOns, PLACE DO Pi.NThÉON, 2. POISSONS ACANTHOPTÉRYGIENS FAIflIKiIiE »E§ PKBCOIDES. SERRANUS. Au cap de Bonne-Espérance, c'est-à-dire dans la baie de la Table, on ne trouve aucune espèce du genre Serranus, ni même de la famille des Percoides; du moins c'est ce qui m'a été certifié partons les pêcheurs, et le docteur Pappe, dans son Catalogue des poissons du Cap qui peuvent se manger, n'en cite aucun; or, les Serrans sont partout très-estimés sous ce rapport. L'absence complète du genre, en général si nombreux dans les pays chauds ou même tempérés, est un fait assez curieux, d'autant plus que diverses espèces se trouvent sur des points peu écartés du côté de la Colonie. La première indication que l'on ait d'un Serranus de l'A- frique australe fut la note publiée en 1830 par le docteur A. Smith, dans le South African quarlerly journal, sur une es- pèce d'Algoa-bay, qu'il nomme 6'. Cuvieri. Mes recherches ont amené la découverte de deux autres espèces, toutes deux éga- lement d'Algoa-bay, mais dont l'une se retrouve à Simon' s- bay, sur un point, par conséquent, bien rapproché de la ville de Cap, mais qu'elle ne semble jamais visiter, l'avance de terre 1 — 2 — appelée proprement cap de Bonne-Espérance semblant, ainsi qu'à beaucoup d'autres espèces, lui opposer une barrière in- franchissable vers l'ouest. 1 . Serranas Cuvieri (A, Smith.) SERRANDS CUVIERK A. Smilh, South African quart. Journ, Pappe, Synopsis^ p. 33, n" 45. — Rock Cad des colons d'Algoa-bay. C'est avec quelque doute que je rapporte ce poisson à celui du naturaliste anglais, car il n'en fait connaître que les couleurs, et elles semblent être assez variables dans ces espèces; cependant il dit que son poisson porte à Algoa-bay le nom de lîock-Cod, et le mien m'a été donné sous la même dénomination. — Ce Serran a la bouche grande et large- ment fendue ; les dents de la rangée externe sont fortes, coni- ques et écartées; derrière elles, se pressent une infinité d'au- tres petites, en cardes et courbées. Au palais, elles forment une bande de chaque côté, et, vers le milieu, deux faisceaux arrondis. — Le corps est un peu court, robuste; les écailles sont assez petites, les dentelures du préopercule nombreuses, for- tes et serrées; celles de l'angle inférieur un peu plus fortes et plus écartées que les autres. Le corps est d'un brun un peu obscur en dessus, mais entiè- rement couvert de petites taches oranges, et présentant quel- ques marbrures pourpres peu régulières; la nageoire dorsale est un peu verdàtre, mais toute tachée d'orangé, la caudale est jaunâtre à la base et obscure vers l'extrémité ; l'anale est brune et les ventrales blanches, mais toutes tachées d'orangé; les pectorales sont grandes, blanchâtres, et tachetées d'o- rangé à la base, et jaunes dans le reste de leur étendue. Les yeux sont argentés, quelquefois variés d'orangé . L'individu que je décris n'est long que de 0"'29, mais il s'en trouve de beaucoup plus grands, et l'on m'a assuré que cette espèce atteint au moins O'^ôô de long. Dorsale, 12/16. — Caudale, à Ih rayons entiers et à 8 autres qui n'atteignent pas l'extrémité: en tout 22. — Anale, 3/7. — Ventrales, 1/5. — Pectorales, 18. 3 — 2. Serranus sebastoïdes (N. Sp.) Ce poisson ressemble beaucoup, au premier aspect, au pré- cédent, dont il a presque absolument les mêmes couleurs; mais sa forme est bien différente, et se rapproche singulière- ment de celle des Scorpènes, et surtout des Sébastes. La bouche est assez petite ; à la mâchoire supérieure, la rangée externe des dents est peu différente des autres ; elles sont seulement un peu plus grandes et très-courbées ; à la mâchoire inférieure, elles sont plus grandes, écartées, et éga- lement recourbées. Au palais, une longue rangée de dents très-fines de chaque côté, et en avant de plus grandes et plus courbes en faisceaux ; préopercule garni au bord externe de dents fortes et assez écartées, qui se changent à la partie inférieure en trois forts onglets, dont la pointe est dirigée vers la bouche ; les pectorales sont très-grandes ; le corps est court, très-élevé sur le dos. Corps brun en dessus, jaune sur le ventre; tout couvert de taches d'un jaune orangé. — La couleur sombre du dos des- cend quelquefois sur les flancs, et forme des bandes très-irré- gulières. — Caudale noirâtre ; dorsale écailleuse à la base, de la couleur du dos et tachetée de rouge; — anale jaunâtre, avec sa partie externe noire ; — pectorale d'un beau jaune à reflets rouges; — yeux rougeâtres. J'ai reçu un individu d'Algoa-bay, et un autre de Simon's- bay. — Dorsale, 12/17. — Caudale, 1/7. — Anale, 3/7. — Ventrales, 1/5. — Pectorales, 17. — Longueur, 0"23. 3. Serran as Cbabandi (N. Sp.) Corps très- ventru ; bouche moyenne ; la rangée externe, formée de dents longues et grêles, les antérieures beaucoup plus fortes et courbes, surtout à la mâchoire supérieure. Les dents intérieures très-nombreuses, en cardes, assez grêles et arquées. Au palais, une bande de ces dents de chaque côté, et en avant deux faisceaux arrondis. Préopercules garnis au bord postérieur de dents fines et serrées, mais devenant plus fortes à mesure qu'elles s'éten- lient par en bas ; vers l'angle inférieur, elles sont très-grosses, écartées, et réunies deux à deux. — Opercules garnis de trois fortes épines. Le poisson est d'un brun rougeâtre, avec le ventre châtain; le dos et les flancs sont légèrement marbrés de rougeâtre et de gris verdâtre, mais ces marbrures doivent certainement varier beaucoup dans les individus. Les yeux jaunes. Dorsale, 11/16. —.Caudale, 18. — Anale, 3/9. —Ventrales, 1/5. — Pectorales, 18. Le seul individu de cette espèce que j'ai vu m'a été envoyé d'Algoa-bay par M. Ghabaud; il avait été pris à l'embouchure du Zv^artkops- river. La longueur est de 0°°A5. Nota. — MM. Cuvier et Valenciennes mentionnent deux au- tres poissons, de la famille des Percoïdes, qui habitent les mers du Cap. L'un est le Cernier ou Polyprion, qui ne leur a pas semblé différer de celui delà Méditerranée, et l'autre est le Pe?î- tnceros: Capeusis, poisson très-anormal; je n'ai eu occasion de voir ni l'un ni l'autre. SPHYR/ENA. Sphyrscna Comnaersonii (Cuv., Val., t, 3, p. 352.) SPHYRÈNE CHINOISE. Var. Lacép. , t. 5, pi. 8, f. 3. Préopercule à une pointe; mâchoire inférieure plus longue que la supérieure et obtuse. — Nageoires, anale et deuxième dorsale assez longues et pointues ; corps d'un blanc argenté, avec les parties supérieures d'un gris de fer bleuâtre et doré ; dorsales obscures, avec la base blanchâtre, à rayons argentés; les autres jaunes, à l'exception de la caudale qui est noirâtre; son lobe supérieur est un peu plus long que l'inférieur. — Une tache un peu ferrugineuse à l'angle de l'opercule, iris orangé. Première dorsale, 5. — Deuxième, 1/9. — Caudale, 17 grands rayons. — Anale, 1/9. — Pectorales, Ih. — Ventra- les, 15. Habite le Port-Natal, d'où il a été rapporté par mon fils Lu- dovic. FAMtïiLË BES JOUES € UI R.% !§§ÉES. TRIGLA. Les Trigles sont assez coaimuns, tant à Table- bay qu'à Si- mon's-bay, surtout en hiver. Les individus que l'on prend ap- partiennent à deux types difïérents, dont le docteur Pappe a fait deux espèces, rapportant l'une au Trigla Capensis, et l'autre au T. Peroniî. — Il n'y a aucun doute sur la première déter- mination; mais la seconde m'avait toujours paru hasardée, lorsque j'appris que les pêcheurs ne reconnaissaient qu'une seule espèce, et étaient unanimes à déclarer que les différences qui existent entre les individus sont sexuelles. Je fis quelques observations, qui confirmèrent leur manière de voir, et je me suis, en conséquence, déterminé à n'admettre au Cap qu'un seul Trigle. fl. Trigla Capensis. TRIGLA CAPENSIS. Cuv. , Val,, t. 4, p. 55. — — Pappe, Synopsis, n" 1. ROODE KNORHAAN des colons du Cap. T. FERONii. Pappe, Si/nops., n" 2. GRAANWE KNORHAAN dcs colous du Cap. Le mâle, qui est aussi connu au marché du Cap sous le nom anglais de Grey-Gunuird, est d'un brun rouge, avec le corps d'un gris brun ; il y a une ligne longitudinale de chaque côté du corps. Les pectorales sont d'un noir verdâtre, ayant un li- seré au bord inférieur, et des taches arrondies à la partie in- terne, d'un beau bleu d'azur. — Le ventre rose; yeux d'un jaune clair. La femelle, dont le nom anglais est Bed-Gurnard est d'un' beau rose rouge, avec bande longitudinale d'un beau blanc d'argent sur les flancs ; le ventre rosé; pectorales d'un vert bleuâtre, à rayons bruns, et ayant des points blancs près du bord interne. Ce poisson est commun dans les mois de Juillet, d'Août et de Septembre. — PRIONOTUS. L'espèce suivante n'a paru qu'une seule fois, à ma con- naissance, au marché du Cap, et encore en très-petit nombre d'individus. Par la longueur de ses pectorales, ce serait plutôt un Trigle ; mais comme il y a des dents au palais, je suis forcé d'en faire un Prionotus, genre qui me semble, du reste, peu naturel. Prionotnss pnsillas (N. Sp.) Les pectorales sont du quart de la longueur totale. La cou- leur est d'un brun châtain en dessus, avec le dessous du corps d'un blanc argenté. Sur les flancs, une bande longitudinale jaune. Nageoires d'un châtain très-clair et jaunâtre. Les pec- torales avec quelques taches transversales obscures, et, sur le dos, des vestiges de taches semblables. Longueur totale, O""!!. Dorsale, 9/17. — Anale, 15, — Pectorales, 10, et trois li- bres. — Ventrales, 1/5. Table-bay pendant la chaleur (Février). SEBASTES. On trouve communément en hiver, au marché du Cap, deux espèces de ce genre les S. Capensis et macidatus. M. A. Smith, dans ses Illustrations^ a confondu les deux, qui, bien que se ressemblant sous presque tous les rapports, se reconnaissent à l'instant par l'énorme protubérance des yeux de l'une d'elles {S. Capensis). 1. Sebastes Capensis. SEBASTES CAPENSIS. Llnn. Gm. Syst. nat. t. 4, p. 1219, n. 7. Cuv. Val., t. 4, p. 341. Pappe, Synops., p. 14, n° 3. A. Smith, Illuslr. zool. South Africa, pi. 22, f. 1. SEBASTfiS MACOLATDS. A. Smilh, Illuslr, zool. Soulh. Africa, pi. 22, f. 2. SCORPÈNE AFRICAINE. Lacép. t. 3, p. 266, (Jacob Everslen et Jacob Piver, des colons du Cap.) Ce poisson est d'une belle couleur rouge, souvent varié d'orangé et de vert clair. Il a aussi, en général, quelques ta- ches couleur de chair sur les côtés ; iris rouge. Il est très-reconnaissable à la grandeur de ses yeux et à sa vessie natatoire qui manque dans l'espèce suivante. Assez commun au marché du Cap. s. Sebastes maculatns» SEBASTES MACDLATUS. CllV., Val., t. 4, p, 343. Corps d'un beau brun rouge, marbré de brun obscur; base de la dorsale jaunâtre, le reste varié de rouge; iris jaune. Commun au marché, surtout dans la saison froide (Juin, Juillet et Août). AGRIOPUS. fl . Agriopas toriras (Gronov). BLENNIDS TORVOS GRONOV. Act. Hclv., t. 7, pi, 3, CORYPH^NA TORVA. Bl., Syst.^ p. 298. AGRIOPUS TORVDS, Cuv., Val., t. 4, p. 382. Ce poisson est des plus curieux, par la forme de sa tête qui ressemble un peu à celle d'un cheval, d'où vient le nom que les pêcheurs du Cap lui donnent (Paar devisch Cheval marin). Ils le croyent vénéneux, et c'est par erreur que MM. Cuvier et Valenciennes disent que sa chair se mange ; vivant, ce poisson est d'un vert olive, parsemé de marbrures noires, larges et ir- régulières ; la bouche est rougeâtre, l'iris jaune. s. Agriopas maltidentatas (N. Sp.) Cet Agriope ressemble beaucoup au précédent, mais s'en distingue facilement par sa dentition. Dans le Torvus, les lè- vres sont rugueuses intérieurement, et les dents sont dispo- sées sur une seule rangée ; elles sont assez fortes, mais peu nombreuses (cinq ou six de chaque côté de la bouche, aux deux mâchoires). Dans l'espèce nouvelle, elles sonten cardes, en immense quantité, fines et arquées. Il diffère encore du Torvus par la forme du corps, qui est plus égale, se rétrécissant moins en arrière; la nageoire dor- sale est aussi un peu moins échancrée, et le deuxième aiguil- lon est de la longueur du quatrième, tandis qu'il est plus court dans la précédente espèce. Toutes les nageoires inférieures sont un peu plus longues, et la tête est plus courte. La couleur est différente, étant entièrement d'un gris blanc sans taches pendant la vie de l'animal, bien qu'il en paraisse sur la peau sèche. La nageoire dorsale a une large bordure noire, ainsi que la caudale. Les nageoires inférieures sont d'un gris noir. Les yeux sont un peu voilés et d'un bleu terne. Les nombres des deux espèces sont comme il suit : Torvus, — Dorsale, 33. — Caudale, \h (grands rayons). — Anale, 1/7. — Pectorales, 9. — Ventrales, 6. — MuUiden- fatns. — Dorsale, 34. — Caudale, 12 (grands rayons). — Anale, 1/9. — Pectorales, 9. — Ventrales, 6. — Les granu- lations de la tète sont semblables dans les deux espèces. Il faut ajouter les deux Agriopus suivants, que je n'ai pas vus. A. VERRDCosus. Cuv., Yal. , t. 4, p. 387, pi. 91. A. SPINIFER. Smith, Illuslr. zool. South. Jfr., pi. 3, Espèce remarquable par une épine sur le museau. Nota. — Les Agriopus sont rares au cap de Bonne-Espérance. Ils se rencontrent quelquefois à Table-bay, aussi bien qu'à Simon's-bay. FASIILIiE DES SCIiENOlDEIS. Cette famille se trouve représentée au Cap par quatre gen- res et cinq espèces. — 9 — SCIyENA. Scîîcna holoIepîdo(a (Cuv., Val.) SCI^NA HOLOLEPIDOTA C. , Val., t. 5, p. 53. — — Pappe, Synops., p. 15, n" 5. — A. Smilli, Illustr. zool. Soiiih. Afr., pi. 15. KABELJAUW des Hollandais du Cap. Ce poisson atteint un mètre de long ; les adultes se trouvent pendant l'hiver (de l'Hémisphère austral), et les jeunes indi- vidus sont communs en été (Janvier-Février) . Il se trouve en grande quantité, et on l'exporte sec et salé pour l'île Maurice. Le dessus du corps est d'un bleu assez foncé, à beaux reflets dorés, verts et pourpres; dessous du corps argenté; nageoires supérieures cendrées, les autres blanches; bouche rosée ; iris d'un jaune clair. CORVINA. Corvina punctata (N. Sp.) J'ai hésité à ranger ce poisson avec les Corvina, à cause de ses mâchoires très-extensibles, qui sembleraient le renvoyer parmi les Ménides (Smaris). Mais plusieurs Sciœnoïdes sont également dans ce cas, tels que les Umbrina, etc. C'est une nouvelle preuve de l'inadmissibilité de la famille. Le corps est d'un blanc argenté, avec le dos et le dessus de la tête d'un gris verdâtre à reflets dorés. Toute la partie supé- rieure du corps est couverte de points d'un noir violet, à con- tours irréguliers et disposés sans ordre. Sur le bord postérieur de l'opercule, on voit une tache un peu obscure. Nageoires dorsales un peu écailleuses à leur base, d'un violet noirâtre, avec une bande jaunâtre sur la partie membraneuse, entre les rayons; les rayons épineux sontviolâtres, avec leur extrémité blanche. — Caudale jaune, terminée en arrière par une nuance plus obscure; pectorales blanches; ventrales et anale d'un blanc jaune; le deuxième rayon des premières se prolonge un peu en| forme de petit fil ; les pectorales sont très- longues. — 10 — Le bord du préopercule est fortement dentelé. La deuxième épine de l'anale est très-forte, plate et un peu courbe. Longueur totale, 0'»2Zi. Dorsale, 11/1/i. ~ Caudale, 17. — Anale, 3/9. — Ven- trales, 1/5. —Pectorales, 18. Ce poisson habite le Port-Natal et a été rapporté par mon fils. OTOLITHUS. OtoIUhus eeqnidcns (Cuv., Val. OTOLITHUS iEQDlDENS. C, V., t. 5, p. 66. — — Pappe, Synops. , pi. 16, n" 6. — — A. Smith, Illuslr., pi. 13. CEELBECK des colons hollandais du Cap. CAPE SALMON des Anglais. Cette grande espèce atteint jusqu'à un mètre vingt centi- mètres ; elle se trouve en abondance, surtout dans Simon's-bay ; on la fait sécher et saler, et elle se montre pendant l'été (Janvier, Février et Mars). On l'exporte. Les couleurs de ce poisson sont très-vives, lorsqu'il est frais; elles sont argentées et très-irisées, à reflets brillants et dorés sur le dessus du corps. L'intérieur de la bouche et une partie des lèvres est orange ; les nageoires supérieures d'un jaune clair, les inférieures blanches ; iris argenté, à reflets jaunâtres. Nota. — La planche de A. Smith, bien que très-jolie, est peu correcte sous le rapport des couleurs. LMBRINA. Umbrina Capensis (Pappe.) UMBRINA CAPENSIS. Pappe, Synops., p. 16, n" 7. BAARDMANNETJE des colons hollandais du Cap. Ce poisson est très-rare, et habite Simon's-bay pendant l'été. 11 atteint environ 0™60 de long, et on le dit fort bon à manger. — Le museau est court et obtus, la bouche très-extensible ; — H — la mâchoire inférieure est sensiblement plus courte que la supérieure, et porte en dessous un barbillon charnu, épais et court, et deux pores de chaque côté. Le dessus du corps gris ; les flancs et le dessous blan- châtres; la tête brunâtre, un peu pourpre; iris d'un jaune clair; écailles grandes, ayant leurs bords un peu plus obscurs^ ce quileurdonnel'apparence d'échiquier que l'on observedans beaucoup de poissons de cette famille. — Nageoires dorsales, pectorales et ventrales grises; anale et caudale plus obscures. Première dorsale, 9. — Deuxième, l/2Zr. — Caudale, 17. — Anale, 1/7. — Ventrales, 1/5. — Pectorales, J8. CHEILODACTYLUS. 1. Chcilodactylns fasciatns (Lacép.) CHEILODACTYLLS FASC. Lacép., t. Y, p. G, pi. 1, fig. 1. — FASCIATDS. C. V., t. 5, p. 337. — — Pappe, Syiiops., p. 16, n° 8. CIN^DUS CAUDA BIFDRCATA, GronOV., Zooph., pi. 10, f. 1. STEENViSH des colons hollandais du Cap. Ce poisson est assez commun au marché du Cap pendant l'hiver, et on estime assez sa chair. La couleur est brune sur le dos et cendrée sur le ventre ; les bords des écailles sont un peu plus obscurs que le fond ; sur le corps, on voit environ cinq bandes transverses, larges, obscures, mais peu réguliè- res. La tête est violacée ; les lèvres rouges. La gorge blanche; l'iris d'un jaune doré; les pectorales d'un orangé presque rouge, surtout dans leur partie prolongée; la dorsale est d'un gris brun; les autres nageoires obscures; l'anale est ordinai- rement rayée en travers de noir. — Se nourrit de petits crus- tacés. 2. Cheilodactylns brachydactyïus (G., V.) CHEILODACTYLUS BRACHYDACTYLUS. C, V., t. 5, p p. 361. — — Pappe, Sijnops., p. 17, n. 9. STEENKLIPVISCH et PORNPELMOESJES des Hollandais du Cap. Reste toujours beaucoup plus petit que le précédent ; fort rare et ne se trouve, dit-on, que dans les rochers de Green- point, près de la ville du Gap. Les couleurs de ce Cheilodactyle sont très-sombres ; il est d'un gris brun en dessus, et d'un cendré blanchâtre en des- sous; le long de la ligne latérale, on voit six ou sept points blancs ; les rayons prolongés des pectorales sont un peu rou- geâtres. Je ne l'ai vu qu'au mois d'Août. 3. Cheilodactylns mnUiradiatns (N. Sp.) Corps d'un rose lilas; les nageoires un peu jaunâtres; la dorsale avec une tache brune vers la fin de sa portion épi- neuse, et quelques marbrures obscures sur la partie molle ; les écailles petites; celles du ventre carénées. Dorsale, 19/23. — Caudale? — Anale, 3/10. — Ventra- les, 5. — Pectorales, \h. Nota. — Les dents sont en carde aux deux mâchoires ; la rangée externe un peu plus forte que les autres ; corps ovalaire, mince, très-déprimé latéralement ; nageoire dorsale ayant un grand nombre d'épines; les pectorales grandes, à quatre rayons externes très-prolongés ; la ligne latérale droite. Ce poisson m'a été donné, et je sais seulement qu'il vient de la Colonie du cap de Bonne-Espérance. CHROMYS. 1. Chromys Sparmanni (N. Sp.) Longueur, 0°19 ; corps haut et assez court; pectorales un peu prolongées à leur partie antérieure, et atteignant presque la base de la dorsale; dents assez fortes, avancées, serrées, longues et terminées par deux tubercules ou pointes mousses, dont l'une est un peu plus longue que l'autre ; épines de l'a- nale faibles ; corps d'un vert obscur ; caudale ayant sa première moitié d'un rouge foncé et l'autre d'un blanc verdàtre; l'a- nale, les pectorales rougeâtres ; la dorsale d'un gris noir; ven- trales d'un blanc sale. . — 13 — Dorsale, 16/12.— Caudale, 16.— Anale, 3/10.— Ventrales, 1/5. — Pectorales, IZi. — Habite le lac de N'gami. Z. Chromys Tlmmbergi (N. Sp.) Longueur totale, O^SO ; corps un peu allongé ; pectorales non prolongées; dents assez grandes, serrées, aiguës et un peu crochues, sur une rangée sur les côtés, et plusieurs en avant ; épines de l'anale faibles. Dessus d'un brun noir, avec le dessous du corps châtain ; caudale de la couleur générale ; dorsale grise, couverte de taches arrondies, noires ; anale grise avec les pointes rouges ; toute sa surface est couverte de taches arrondies, vertes; pectorales vej'dâtres, ainsi que les ventrales; iris gris. Dorsale, 17/13. —Anale, 3/9. — Ventrales, 1/5. — Pec- torales, 15. — Caudale, 16. — Habite le lac JN'gami. 3. Chroniys Wgamensis (N. Sp.) Poisson ovalaire allongé, ayant 0™33 de long ; nageoire dor- sale à 31 rayons, dont les 17 premiers épineux; la cau- dale, 16; l'anale, 3/9; les ventrales, 1/5; les pectorales, 13. Les 14 derniers delà dorsale allant progressivement en s' allon- geant. — Couleur générale d'un vert foncé, devenant d'un gris obscur en arrière ; nageoire dorsale d'un gris sale, avec les rayons et l'extrémité de la partie membraneuse jaunes ; l'anale grise, parsemée de points rouges, et ayant l'extrémité jaune; les ventrales d'un vert obscur; lespectorales de même couleur, mais ayant leur extrémité jaune ; iris vert. — Il y a 26 écailles sur la portion supérieure de la ligne dorsale, et 17 dents fines et serrées, sur quatre rangées, à la partie antérieure de la mâchoire supérieure. — Habite le lac N'gami. — Ce poisson est connu des naturels sous le nom de Lekeguana. 4. Chromys Livingstonii (iN. Sp.) Ressemble tellement au précédent, que ce n'en est pro- bablement qu'une variété ; ayant été pris en même temps. - u - . les différences de coloration ne peuvent dépendre de la saison, mais peut-être sont-elles dues au sexe. La forme est semblable, mais le milieu du corps est d'un très-beau jaune doré, sur un fond grisâtre; l'extrémité de cha- que écaille est rouge ; la dorsale, la caudale et l'anale sont grises, parsemées de points rouges, et bordées de jaune ; les ventrales sont grises, avec la pointe rougeâtre; le dessus de la tête est d'un vert sombre ; iris vert. — Habite avec le précédent. Nota. — Les individus desséchés des deux espèces ayant perdu leurs couleurs, paraissent entièremeni semblables. Je crois d'autant plus qu'ils ne sont que les deux sexes de la même espèce, que les naturels les désignent sous le même nom de Lekeguana. Il me semble, cependant, que les dents ont une disposition à ne se présenter que sur trois rangées, tan- dis que dans le IS'gamensis, elles le sont, en général, sur quatre ; mais ce caractère est vague, et dépend probablement de l'âge. Du reste, ces dents sont disposées assez irrégulière- ment. 5. Chromas Andersonii (N. Sp.) Longueur, O^-Sô. — Le corps est plus élevé que dans les espèces précédentes; la pectorale est très-longue; la partie molle de la dorsale est aussi prolongée; l'anale est grande. Dorsale, 16/15. — Caudale, 15. — Anale, 3/12. — Ven- trales, 5. — Pectorales, là. — Dents posées sur quatre ran- gées; l'interne multiple. La couleur générale est un gris noir; la caudale d'un rouge foncé; l'anale, les pectorales d'un blanc sale; la dor- sale d'un beau gris, avec une bordure rouge. Iris noir. L'a- nale et la dorsale sont couvertes de taches arrondies et bleues. Les écailles sont grandes et légèrement rugueuses. Ce poisson habite le lac N'gami, et les Buchuanas le dési- gnent sous le nom de Kano. La bouche est extensible. Les dents de la rangée externe sont terminées par deux tubercules. Mes individus sont desséchés, et ne présentent plus que les — 15 — trous des écailles de la ligne latérale 5 je ne puis donc pas la décrire. G. Chromys Chapmanii (i\. Sp.) Longueur totale, 0'"22. — Corps court et assez élevé. — les quatre premiers rayons des pectorales très-prolongés ; écail- les grandes, couvertes de rugosités disposées en lignes con- centriques. Ces écailles sont au nombre de 22 sur la portion supérieure de la ligne latérale, et de 12 sur la portion infé- rieure. Les écailles de la partie postérieure du corps sont un peu sinueuses à leur bord postérieur, et quelques-unes échancrées au milieu. Les épines de l'anale sont très-faibles. Ce poisson est d'un gris blanc ; la caudale est noirâtre, avec le milieu jaune ; l'anale est semblable, mais le jaune est moins éclatant; la dorsale est grise, variée de jaune, et les pointes sont rougeâtres. Les ventrales, les pectorales et le ventre sont d'un blanc jaunâtre. Les dents fines, sur plusieurs rangées très-irrégulières ; beaucoup d'entre elles sont terminées par deux ou trois tubercules. — Habite le lac N'gami, et connu des Buchuanas sous le nom de Tapie. Dorsale, 16/11. — Anale, 3/10. — Caudale, 16. — Pecto- rales, 15. — Ventrales, 1/5. 7. Chromys Fredcrici (N. Sp.) Longueur, 0"23. — Corps assez élevé ; pectorales non prolongées; écailles couvertes de fines granulations, ex- cepté sur le bord qui est lisse, au nombre de 22 sur la portion supérieure de la ligne latérale, et de 14 sur l'in- férieure. Dents très-peu nombreuses, surtout à la mâchoire supé- rieure, toutes très- écartées les unes des autres, coniques et pointues, placées sur une seule ligne, si ce n'est en avant, à la mâchoire inférieure. Corps d'un blanc gris : caudale rougeâtre ; anale rouge ; pectorales d'un blanc sale; ventrales d'un vert peu pronon- cé; dorsale grise, avec les pointes rougeâtres. Dorsale, 15/1/}, ~ Anale, 3/8. — Caudale, 16 grands — IG - rayons. — Pectorales, 13. — Ventrales, 5. — Habite le lac de N'gami. 8. Chromys Smithii (N. Sp.) Longueur totale, 0""23. — Corps assez élevé. Pectorales non-prolongées ; écailles au nombre de 22 sur la portion supé- rieure delà ligne latérale, et de 14 sur l'inférieure; ces écailles sont lisses sur le bord externe, avec le disque couvert de granulations, formant un peu des lignes concentriques. Dents petites, sur deux rangées. D'un noir brillant en dessus; au dessous de la tête, d'un rouge foncé ; ventre jaune ; la dorsale verdâtre avec les pointes grises; les ventrales et anale violettes; les pectorales d'un violet clair ; la caudale verdâtre avec les pointes violettes. — Habite le lac de N'gami, et confondue par les naturels avec les précédents, sous le nom de Tapie. 9. Chromas Levaillantii (N. Sp.) Longueur, 0'°28. — Corps ovalaire, allongé; bouche protrac- tile ; pectorales assez courtes. Corps gris ; toute la tête et la gorge couverte de points rouges. Dorsale grise, garnie de points noirs; la caudale d'un vert sale, l'anale d'un vert jaunâtre, couverte de points rouges ; ventrales et pectorales grises ; iris d'un gris sale, avec un cercle jaune. Dents très-petites, grou- pées en avant, et sur une seule rangée latéralement. Epines de l'anale faibles. Dorsale, 15/1/i. — Caudale, 17. — Anale, 3/11. — Ven- trales, 1/5. — Pectorales, 15. — Habite le lac N'gami. lO. Chromys Moffatii [N. Sp.) Corps ovalaire un peu allongé, de couleur en tièrementbrune. — Dorsale, 13/10, avec la première épine plus courte que les autres : sa partie molle médiocrement prolongée ; caudale arrondie à 15 rayons; anale un peu prolongée, formée de 3/8 ; les ventrales de 1 /5 ; le premier rayon un peu prolongé en fil; les pectorales médiocres, de 15 rayons; écailles gran- des. Les deux mâchoires d'égale longueur. — 17 — Habite la petite rivière de Ruruman, qui est un des bras de celle d'Orange, et a été rapporté par le missionnaire anglais, M. Moflat. Mon individu n'a que 0™l/i de long, mais le Musée du Cap en possède un du double. FAI?IIliLiE »ES Sa»AK040E§. Cette famille est très-largement représentée dans les mers du Cap, de même que dans la Méditerranée, et plusieurs des espèces sont tellement semblables à celles de cette dernière mer, que ce n'est que par une comparaison attentive que l'on peut les en séparer. SARGUS. 1. Sargns Hottentotns (N. Sp.) SARGDS HOTTENTOTDS. A. Smilll, lUustr., pi. 23, f. i. — — Pappe, Synops., p. 17, n. 10. iiANCBERGEr. des colons hollandais du Cap. Ce Sargiis diffère du suivant par son corps plus ovalaire, et par cinq bandes transversales et noires qu'il offre sur les flancs. Il se trouve dans la baie de la Table pendant les mois d'hi- ver (de Juin à Août). Il habite les eaux profondes, vit de co- quillages, et se laisse prendre facilement à l'hameçon. On le sale, et sa chair est assez estimée. 3. Sargus Capensis (A. Smith.) SARGCS CAPENSIS. A. Smith, Illustr., pi. 23, f. 2. — — Pappe, Synops., p, 17, n. 11. HOTTENTOTFISH des colons hollandais du Cap. Il est bien singulier que les nombreux correspondants du Muséum de Paris, et surtout l'infatigable Delalande, n'aient jamais envoyé cette espèce à ce grand établissement. — 18 — C'est de beaucoup le poisson le plus commun de la baie de la Table, et presque le seul qui abonde au marché pendant l'année entière. Sa chair est fade et d'un assez mauvais goût; cependant, à cause de son extrême bon marché, ce poisson forme la prin- cipale nourriture des classes inférieures. Il est d'un brun obscur, un peu irisé sur le dos; le ventre blanchâtre ; la tête et les nageoires ont un reflet violet ar- genté. Ses nombres sont : Dorsale, 11/12. — Ventrales, 1/5. — Anale, 3/11. — Caudale, 18. •— Pectorales, 12. 3. Sargus Durbanensis [N. Sp.} Mon fds m'a rapporté de Durban, capitale de la Colonie de Natal, un poisson tellement voisin de l'espèce précédente, que je l'en avais d'abord regardé comme un individu adulte de grande taille. J'ai dû revenir sur cette manière de voir, en examinant sa dentition, qui diffère de celle du précédent par les incisives, qui sont fort épaisses et arrondies en avant. Je ne suppose pas que l'âge puisse produire un changement de ce genre ; c'est ce que des observations faites sur les lieux pour- ront seules apprendre. — L'individu a environ 0'"23 de long. 4. Siargufs Rondeletfii? (Cuv., Val.) SARGU3 RONDELETU. Cuv,, Val., t. G, p. 1 i. Ce poisson, qui me semble être la S argue de tous les an- ciens auteurs, se trouve dans les mers du Cap jusqu'à Algoa- bay. Il est, comme on le sait, un habitant de la Méditerranée, qu'il parcourt dans toute son étendue, depuis les côtes d'E- gypte jusqu'à celles de l'Espagne, et MM. Berthelot et Webb l'ont vu aux îles Canaries. Je ne puis rapporter qu'au genre Sargus ce poisson, à cause de ses dents tranchantes en avant, et de ses molaires grosses, tuberculeuses et rangées sur plusieurs lignes. Cepen- dant, il s'en éloigne par la forme générale du corps qui est, 1 — 19 — comme chez beaucoup de Cfirysoplirys, ovalaire , et le mu- seau est bombé. Les incisives sont allongées et dirigées en avant; dans l'espèce dont il est actuellement question, elles sont trifides à l'extrémité. Les dentelures sont mousses, et la médiane plus forte que les latérales. A la mâchoire inférieure, les molaires sont sur plusieurs rangs, dans le fond de la bou- che; en avant, il y a une autre rangée interne de dents arron- dies, assez petites et écartées les unes des autres. Les grosses molaires forment une rangée extérieure à cette dernière ; elle se compose d'environ sept dents, dont les quatre du fond sont plus fortes : la première surtout vers la gorge est énorme; ex- tériem^ement à cette rangée, se trouve la plus externe de toutes, qui est formée de dents de moyenne grandeur, arron- dies et égales entre elles. A la mâchoire supérieure, il y aune rangée de plus de petites molaires extérieures aux grandes, en sorte qu'à la mâchoire inférieure, il y a deux rangées de molaires dans le fond de la bouche et trois en avant, et qu'à la supérieure il y en a trois dans le fond et quatre à la portion antérieure. Ce poisson ne semble pas atteindre de grandes dimensions, car nos individus n'ont que neuf centimètres de long. Ce Sargus est très-argenté, d'un gris verdâtre, avec qua- torze ou quinze lignes longitudinales d'un jaune doré, de cha- que côté du corps. Les nageoires sont jaunâtres; le ventre est blanc, l'iris jaune. Je vis pour la première fois ce poisson sur la Camptoes- river, à l'embouchure de laquelle on le pêche en abondance, avec plusieurs espèces de Mugils. Les habitants le font sé- cher et l'estiment comme nourriture, malgré sa petite taille. Depuis lors, je l'ai reçu d'Algoa-bay. Il paraît donc habiter la partie orientale de la Colonie du Cap de Bonne-Espérance. CHARAX. 1. Charax Capeiisis (N. Sp.) Molaires trifides ; le tubercule du milieu plus fort que les autres; incisives tranchantes, longues, avancées, élargies, — 20 — î^rrondies et tridentées àrextrémité. Toutes les dents sur une seule rangée; bouche extensible. Les incisives sont, aux deux mâchoires, au nombre de huit, et également aussi aux deux mâchoires, l'on voit en avant (au milieu) un espace vide, qui semblé destiné à en recevoir une neuvième. — Corps d'un gris jaune, avec cinq bandes brunes et transverses; caudale et anale obscures; écailles assez fines. Dorsale, 10/13. — Caudale, d6. — Anale, 3/12. —Ven- trales, 1 /A. — Pectorales, 15. — Habite le cap de Bonne- Espérance. CHRYSOPHRYS. 1. Clirysophrys gibbiceps (Ciiv., Val., t. 6, p. 127, pi. 1/(7.) CHRYSOBLEPHUS GIBBICEPS. SwailiS. , Nat. repos. — — Pappe, Synopf., p. 19, n. iH. hOODE STUMP NOSE dcs coloiis hollandais. Ce magnifique poisson est certainement le plus éclatant de tous ceux qui habitent la pointe méridionale de l'Afrique. Il ne se trouve pas dans la baie de la Table; mais on le pêche assez fréquemment, pendant les chaleurs, dans Simon' s-bay. îl est fort recherché comme nourriture, et se maintient à un prix assez élevé, proportionnellement au prix des autres es- pèces. La longueur ordinaire est d'environ un demi-mètre. Ce beau poisson est en dessus du rose pourpre le plus écla- tant, qui se déteint sur le blanc argenté si pur du ventre, en formant une ou deux zones transversales. Sur le devant de la tête, on voit une tache allongée, d'un blanc pur ; la partie épi- neuse de la dorsale a sa membrane jaunâtre et les rayons roses. La partie molle est entièrement de cette couleur, ainsi que toutes les autres nageoires; les côtés et le dessous de la tête blancs ; iris d'un blanc argenté, avec un cercle interne châtain. M. Swainson a formé sur cette espèce, si remarquable à cause de sa gibbosité, un genre particulier; ce caractère eût déjà été fort mauvais, mais il devient tout à fait inadmissible par le fait suivant. — 21 — Parmi les individus de ce poisson, j'en remarquais à iront à peine élevé, et n'ayant pas la tache frontale blanche. Je pensais d'abord qu'ils formaient une espèce particulière; mais les pêcheurs m'affirmèrent tous qu'il n'en était rien, et je m'assurai bientôt, en effet, que j'avais sous les yeux des fe- melles, tandis que les individus à front élevé en crête étaient des mâles. M. Dussumier avait observé un fait à peu près semblable pour les Coryphènes. En général, on se figure trop que les différences sexuelles sont très-légères chez les poissons, et je suis persuadé que beaucoup d'espèces nominales sont ainsi établies par les naturahstes de cabinet. La figure de l'ouvrage de MiVI. Guvier et Valenciennes est assez bonne pour ce qui est de la forme, mais très-défectueuse sous le rapport des couleurs. 8. Chrysophrys laniarlns (Cuv., Val., sous le nom de Pagrus.) PAGRUS LANIARIUS. Cuv., Val., t. 6, p. 163. — — Pappo, Sijtiop.1., p. 20, n, IG. DAGERAAD (les colons hollandais du Cap. Bien que les auteurs fassent un Pagrus de cette espèce, remarquable par ses canines protubérantes, il m'est impos- sible de ne pas la rapporter au genre Ghrysophrys. Je crois que MM. Cuvier et Valenciennes n'en avaient vu que de jeu- nes individus, car, dans les adultes, je ne vois aucune diffé- rence notable entre leur dentition et celle du Chnjsophryx précédent; de môme aussi, le mâle est remarquable par l'élé- vation de son front, caractère qui ne s'observe plus chez la femelle. C'est une preuve du peu de valeur des caractères sur lesquels est établi le genre Pagrus. Le corps est entièrement d'un rose foncé, avec une tache noiresur la base de la pectorale, et une autre sur le dos, à l'ex- trémité de la dorsale. La bouche et les nageoires sont souvent un peu jaunâtres; l'iris argenté. Ce poisson est assez commun sur la côte orientale de la pointe méridionale de l'Afrique, mais ne dépasse jamais le cap de Bonne-Espérance, et par — 22 — conséquent ne se trouve plus cLans la baie de la Table. Je l'ai vu à Algoa-bay, à Simon' s-bay et à Kalk-bay. On le prend à l'hameçon pendant l'été, et il est estimé comme nourriture. 3. Chrysophrys crîsticcps (Cuv., Val ) ClIRYSOPHRYS CRÎSTICEPS. Cuv., Yal., t. 6, p. 132. — — Pappe, S(/«ops. , p. 19, n. 14. ROMAN FiSH dcs coloiis du Cap. Le nom vulgaire de ce poisson vient de ce qu'il se trouve principalement dans Simon's-bay, près d'une roche connue sous le nom de Roman-rock; un ou deux individus égarés ont été observés dans la baie de la Table, mais on peut dire que son habitat très-limité ne dépasse pas le cap de Bonne-Espé- rance vers l'ouest. On le pêche pendant toute l'année, mais surtout en été. 11 mord facilement à l'hameçon et se prend aussi au fdet. Ce Chrysophrys est remarquable par la grande beauté de ses couleurs. Il est d'un magnifique rouge orangé, avec une bande transverse d'un blanc d'argent de chaque côté, un peu en arrière. Entre les yeux, l'on voit une tache transversale d'un bleu d'azur. Les nageoires sont pourpres, l'iris argenté. Les très-jeunes individus ont des couleurs bien moins écla- tantes. Les grands individus atteignent O'^Ziô de long. 4. Chrysopbrys Algoenssis (N. Sp.) Le corps est ovalaire et élevé, et ayant assez la forme du Loniarius ; mais les dents, bien que très-fortes, ne sont pas protubérantes en avant. Le devant et les côtés, sous les yeux, sont nus comme dans les espèces précédentes. Le corps est d'un beau rouge orangé, avec la tête d'un jaune brillant. Les opercules sont de la couleur générale ; entre les yeux , une bande bleu d'azur. Nageoires dorsales et caudale d'une teinte orangée, bordées de jaune ; les autres, pourpres; l'anale bor- dée extérieurement de blanc; œil argenté. I Longueur totale, 0">Zi7. — Dorsale, 12/11. ■— Caudale, 16. — Anale, 3/9. — Ventrales, 1/5. — Pectorales, 15. Cette espèce habite la baie d'Algoa. 5. Chrysophrys giobiceps (Cuv., Val.) CIIRYSOPHnVS GLOBICEPS. Cuv.,Val.,t. G, p. 100. — — Pappe, Sijnnps., p. 18, n. 12. STOMPUCDS des colons hollandais du Cap. Espèce remarquable par son front bossu dans l'adulte. — Le corps est d'un blanc argenté, avec le dos d'un bleu obscur ; cette couleur s'étend sur le fond, en formant cinq ou six ban- des transverses surtout chez les jeunes individus et chez les adultes ; les très-vieux sont d'une couleur presque uniforme. Le corps présente aussi généralement des lignes longitudi- nales bleues ; les flancs ont des reflets pourpres. Au dessus des yeux, il y a une bande transversale d'un vert bronzé, et le devant de la tête a les mêmes couleurs. Iris jaune. — Nageoires grises. Commun au marché du Cap, dans presque toutes les sai- sons, mais surtout en été. Je l'ai vu prendre en immense quan- tité à Ralk-bay dans les filets, pendant le mois de Janvier. 6. Chrysophr^'s latîceps (Cuv., Val.) CIIilYSOPIIRYS LATICEPS. Cuv. , Val., t. G, p. 122. — — Pappe, Syiwps., p. 18, n. 13. UENTEX RUPESTRIS, A. Smiih. , Illtistr. , pi. 14. KODDE STEENBRASEM des colons hollandais du Cap. Nous arrivons à une espèce gigantesque qui, par son corps ovalaire, allongé, diffère notablement des premiers Chryso- plirys que nous avons décrits. — Ce poisson atteint souvent une énorme dimension. — J'ai pris les mesures suivantes sur un individu de grande taille. Longueur totale, l^SO. — Hauteur, O^Al. — Circonfé- rence, 0"98. —Poids, 112 livres. Le dos est d'un gris verdâtre, se nuançant de jaune sur les flancs et devenant d'un blanc argenté sur le ventre; le de- ' - 2Z, - vant de la tête est d'un brun rouge; une large tache violette s'étend sous les yeux, et va jusqu'à la bouche, qui est jaune, ainsi que la partie postérieure de la tête et la gorge. Les na- geoires sont d'un brun rouge, à l'exception des ventrales, qui sont jaunes. — L'iris est blanc avec un cercle intérieur brun. Ce poisson se trouve assez abondamment pendant l'été dans Simon' s-bay; il se nourrit de poulpes. La chair m'a paru fade et très-peu savoureuse. Il se prend, dit-on, quelquefois à Table-bay. Nota. — La figure donnée par M. A. Smith, représentant le Dentex Ihipesiris, se rapporte manifestement à l'espèce en question. î. Chrysoplirys nasntns (N. Sp.) BISCOP des pt'cheiiis du Cap. Voici encore une gigantesque espèce; mais celle-ci, par son extrême rareté, semble avoir échappé aux recherches des na- turalistes. C'est l'un despoissons les plus singuliers que j'aie vus, à cause de sa ressemblance avec la figure humaine. Le seul individu dont j'aie eu connaissance fut pris dans la baie de la Table, le 9 février J857. Sa longueur était de l^O?, sa hauteur de 0'"38, et son épaisseur de O^lô. — Son poids était de 105 livres. Le corps est de forme ovalaire ; au devant des yeux se voit une forte dépression, d'où le contour prend la forme exacte d'un énorme nez qui se prolonge jusqu'à la bouche. Le des- sous du corps est d'un brun pourpre, devenant d'un blanc rosé sur le ventre; mais il est entièrement parsemé de fines marbrures noires et de taches pourpres. — La tête est brune, avec les pièces de la bouche et les bords de l'opercule et du préopercule rouges. Nageoire dorsale rosée, la partie mem- braneuse tachetée de noir ; les autres nageoires cendrées. La ventrale un peu rosée. — Iris d'un jaune vif. Dorsale, 11/10. — Caudale, 18. — Anale, 2/9. —Ventrales, 1/5. — Pectorales, 15. Les pêcheurs donnaient à ce poisson le nom de Biscop, qui me semble devoir être le même que celui de Poescop, que — 25 — ]e docteur Pappe dit être un de ceux du Chr. Gibhîceps. lis déclaraient, du reste, n'avoir que très-rarement vu le poisson que je décris. 8. Chrysoplirjs IVatalcnsîs (N. Sp) D'un blanc argenté, avec quatorze ou quinze lignes longitu- dinales dorées. Iris jaune; nageoire dorsale d'un gris un peu obscur, avec la base blanche. Caudale grise ; les autres na- geoires blanchâtres, à l'exception des ventrales, qui sont jau- nes. — Une tache obscure sur la queue, derrière la fin de la dorsale. — Front bombé, jaune, avec une bande transverse bronzée entre les yeux. Un reflet bronzé sur le devant de la tête; opercule un peu doré; dents sur trois rangées, celles du fond de la bouche les plus grosses et allant en diminuant jus- qu'en avant. Dorsale, 11/13. — Caudale, 18. — Anale, 3/11. — Ventra- les, J/5. — Pectorales, 15. Ce poisson m'a été envoyé de Natal, par mon fils Ludovic de Castelnau. BOOPSOIDEA. Nov. Gen. Le poisson pour lequel je propose de former cette nouvelle coupe ne me semble pouvoir rentrer dans aucun des genres de la faûiille des Sparoïdes. Une partie de ses dents sont tuber- culeuses; les joues sont écailleuses, mais il n'a pas d'incisi- ves tranchantes, comme dans \e,^Sargus et les Cluirax. Il n'a pas de canines prolongées, comme dans les Dcntex et les Pentapus. Il se distingue des Pagels par l'absence des dents en velours; des Pagrus, par celle des dents en carde, et des CItrysophrys également par la dentition, puisque les dents tu- berculeuses sont en avant de la bouche, au lieu d'être dans le fond. Après.avoir distingué cette coupe de toutes les autres de la famille, je vais chercher à établir ses caractères. Dentition composée d'une rangée extérieure de dents assez fortes et coniques, dont les huit antérieures à chaque mâchoire plus aiguës, un peu plus longues et un peu arquées, en forme — 26 — de canines. Derrière elles, il n'y a pas de dénis au fond de la bouche ; mais en avant, il y a deux rangées à la mâchoire su- périeure, et trois à l'inférieure, toutes assez grosses et tuber- culeuses ; celles qui forment la rangée la plus intérieure plus fortes que les autres. — Corps ovalaire assez élevé; yeux grands; écailles assez grandes. — La forme générale ressemble à celle des Boops. l. SSoopsidea înornata (N. Sp) Le dessus du corps est obscur, à reflet rosâtre ; le dessous blanc, les nageoires de la couleur du dos, l'iris jaune; les pectorales sont longues, la caudale fourchue. La ligne laté- rale droite, un peu courbée sous l'extrémité de la dorsale, puis reprenant droit jusqu'à la caudale. Ce poisson, qui a O^SO de longueur, a été pris à Kalk-bay par le docteur Pappe, qui me l'a donné ; les pêcheurs le nom- maient French Madam. J'en ai depuis reçu d'Algoa-bay un autre individu de M. Chabaud. PAGELLUS. 1. PageSlns lithognatus (Guv., Val.) PAGELLUS LITHOGNATQUS. CllV., Val., t. 6, p. 204 MTHOG.NATHUS CAPENSIS. Swains. , A'a^ rep. — — Pappe, Synops., p. 20, n. 17. STEENBRASEN des colons du Cap. Cette espèce atteint presque un mètre de long ; elle est d'un bleu foncé en dessus, et d'un blanc argenté sur les par- ties inférieures. Ventre nuancé de rouge ; lèvres roses ; côtés de la tête ardoisés ; nageoires noires, avec des reflets rouges. Les ventrales blanches; iris d'un jaune vif. La bouche est extensible. Les jeunes individus ont sur le corps des bandes transver- sales bleues, qui se détachent de la nuance du dos, pour s'éten- dre sur une partie du ventre. — Le plus souvent, elles sont alter- nativement longues et courtes, comme dans le Pag. Mormy- rus, dont ce poisson a, du reste, la fonne. Les jeunes individus se prennent pendant l'hiver (Juin, — 27 — Juillet) ; les gros ne se rencontrent guère que pendant les cha- leurs. On le prend à l'hameçon, surtout à Simon s-bay. La chair, bien qu'assez estimée, m'a toujours paru très-médiocre. Je n'ai reçu des individus que d'Algoa-bay et de Port-Natal, en sorte que ce poisson paraît habiter toutes les côtes méri- dionales et orientales de l'Afrique australe. 2. PagcUuia afer (Pappe.) l'AGELLUS AFER. Pappe, Synops. , p, 20. 11. 18. Corps ovalaire assez haut, d'un rose argenté ; bouche oran- gée; tête très-argentée, à reflets violets; corps à ligne latérale très-marquée, et ayant sur les flancs cinq ou six bandes longi- tudinales peu apparentes et à teinte jaune : elles ont aussi un reflet bleu. Les nageoires roses ; l'extrémité de la caudale orangée ; iris d'un blanc jaune argenté. — Longueur environ O^Sô. — M. Pappe lui donne les nombres suivants : Dorsale, 11/12. —Anale, 3/8.— Caudale, 11. — Pectora- les, 15. —Ventrales, 1/5. Mais je lui trouve: Dorsale, 12/10. — Anale, 3/8. — Caudale, 16. — Pectorales, 16, — Ven- trales 1/5. Il se prend, mais rarement, dans la baie de la Table pendant l'hiver. — On le pêche à l'hameçon, et sa chair est estimée. Les mâchoires sont garnies de deux rangées de dents en pavé, et portent chacune en avant et de chaque côté deux canines obtuses. Nota. — Je rapporte à cette espèce, mais avec doute, un individu d'Algoa-bay, qui a un rayon de plus à la partie de la dorsale, et dont la deuxième épine de l'anale est beaucoup plus forte. 3. Pagelîus armatus (N. Sp.) Ressemble beaucoup au précédent, mais à forme un peu plus allongée. Le corps est d'un rose violet, avec le ventre un peu blanchâtre. Il n'y a sur le corps aucune trace de bandes transversales ; la caudale et le bord supérieur de la pectorale sont un peu rouges. L'iris est d'un blanc d'argent; dents en pavé sur deux rangs ; deux canines de chaque côté, aux deux mâchoires. Dorsale, 11/11. — Caudale, 17. — Anale, 3/8. — Ventrales, 1/5. — Pectorales, 15. Vu au marché du Cap une seule fois, en Juillet 1856. 4. Pagellus fascialis (N. Sp.) Ce n'est qu'avec doute que je rapporte ce poisson au genre- Pagellus. — Corps ovalaire, élevé en avant, à tête bossue au- dessusdesyeux, à bouche avancée comme dans le lilliognatus. Les dents formant à la mâchoire supérieure une rangée ex- terne, coniques, pointues et égales, etintérieurement une masse nombreuse, petites et grenues; celles de la mâchoire supé- rieure sont semblables, si ce n'est qu'il y a de plus en avant deux très-fortes canines. Je n'ai vu ce poisson que lorsqu'il avait été un mois dans la liqueur. Le dos était alors d'un brun violet,^ avec des lignes obliques nombreuses et plus foncées. Le ventre d'un blanc rosé, avec des traces de lignes longitudinales jaunes ; sur les flancs, les écailles ont chacune en arrière une ligne transverse et brune. Le devant de la tète était vert, avec un trait bleu de- vant les yeux. La bouche couleur de chair, surmontée d'une teinte violette. Nageoiresd'unjauneverdâtre. Ventrales oran- gées, terminées par du rouge ; pectorales jaunes, bordées d'o- rangé. — Iris blanc. Ce poisson m'a été envoyé d'Algoa-bay par M. Chabaud. Sa longueur est de 0'"A8. Dorsale, 12/10. — Caudale, 20. — Pectorales, 16. — Anale, 3/8. — Ventrales, 1/5. ]\ota. — 11 y a une très-forte écaille épineuse à la base des ventrales comme dans beaucoup de Dentex. DENTEX. I . Uentex rapesiris (Cuv., Val.) DKNTEX ULrEsrr.is. (liiv. , Val., t. G, p. "iil. — — Pappo, Hynois. , \>. ^1, n. 10, 29 - SEVENTV FOUR (les colons (lll Cap. siLVKR FisH de ceux d'Al"oa-bav. D'un vert clair et doré en dessus, d'un blanc argenté sur le ventre. Sur le dos, quatre lignes ou bandes étroites, longitudi- nales et sinueuses bleues, bordées de chaque côté de lilas. Une grande tache transverse et noire de chaque côté, vers le tiers antérieur de sa longueur. Tête rose ; nageoires roses, tirant sur la couleur lie de vin. — Caudale rouge ; ventrales blanches. — Iris rougeâtre. Le premier individu que je vis de cette espèce fut pris, en Juin 1856, sur le banc des Aiguilles, à une profondeur de soixante brasses et à trente lieues au large d'Algoa-bay. A dé- faut de tout autre chose, on avait amorcé l'hameçon avec un gros oignon. Depuis lors, je l'ai vu fréquemment àAlgoa-bay, et je l'ai retrouvé à Kalk-bay, d'où on le porte au Cap. Enfin, on assure qu'il a été quelquefois pris dans la baie de la Table, mais dans tous les cas son habitat véritable est confiné à la partie orientale et méridionale des côtes de la Colonie. Les lignes vertes sont, pour ainsi dire, cachées sur le pois- son par son éclat métallique, et ne se voient guère qu'aux re- flets du soleil ; mais quelques minutes après sa mort, elles apparaissent dans toute leur force. Nous avons déjà dit (p. 23) que la figure donnée par le doc- teur A. Smith ne s'applique pas à ce poisson, mais à un Chry- sophrys (Illustr. , pi. ili). Ce Dentex est très-estimé ; il se vend cher au marché du Cap, probablement à cause de sa rareté dans cette partie de la Colonie. Il atteint 0"70 de longueur totale. *. Dentex argyrozona (Cuv., Val.) DENTEX ARGYROZONA. Cuv. , Val,, t. G, p. 233. — — A. Smith, Illustr. , pi. 19. — — Pappe, Synops., p. 21, n. 20. siLVER FISH des colons du Cap. Très-argenté, à reflet dorés et irisés; tête et dessus du corps d'un rose violacé, avec des raies longitudinales rouges ; na- — 30 — geoires de cette dernière couleur, et un [peu violacées ; na- geoires pectorales et anale blanches. — L'iris est rouge. C'est le poisson le plus commun du marché du Cap; il abonde pendant toute l'année dans les baies de la Table et de Simon. C'est un animal très-vorace, qui se nourrit particuliè- rement de crustacés et de poissons d'assez grande taille. Les individus bien adultes atteignent environ 0"/iO de long. Nota. — C'est par erreur que MM. Cuvier et Valenciennes indiquent treize rayons à la pectorale, il y en a seize. 3. DeiBtex macrodens (N. Sp.) M. Chabaud m'a envoyé d'Algoa-bay un i)^??f^a: très-voi- sin du précédent, mais àcorps plus élargi, dont les trois épines de l'anale sont courtes et égales, et dont les canines sont énor- mes. La couleur est semblable, si ce n'est que les bandes du dos sont blanches, les nageoires sont jaunes, le devant de la tête violet et la bouche orangée. L'iris est jaune ; il y a une forte écaille épineuse à la base des ventrales, comme dans les Pentopodes. — Longueur de l'individu, 0™39. Dorsale, 12/9. — Caudale, 18. — Anale, 3/8. — Ventra- les, 1/5. — Pectorales, 15. PAGRUS. 1. Pagrus Caffcr (N. Sp.) Corps couvert d'écaillés assez grandes; gris, à reflets dorés en dessus. D'un blanc d'argent aux parties inférieures; na- geoires grises, avec les rayons blancs, avec Tanale et les ven- trales blanches 5 la caudale terminée par du noir ; iris jaune clair. — Canines fortes ; les latérales qui les suivent fortes, épaisses, coniques et pointues : intérieurement, il y a une ran- gée de tuberculeuses à la partie antérieure du palais ; derrière les canines, il y a un assez grand nombre de petites dents tu- 'berculeuses, disposées avec peu d'ordre. Le deuxième rayon de l'anale est très-fort. I — 31 — Dorsale, Jl/il. — Caudale, 17. — Anale, 3/9. —Ventra- les, 5/11. — Pectorales, 15. Ce poisson vient de Port-Natal, où il a été pris par mon fils Ludovic de Castelnau. BOOPS. t. Boops salpa (Linn.) SPARUS SALPA. Linn. — — Bloch, pi. 163, BOOPS SALPA. Cuv., Val, t. 6, p. 351, pi. 162, BAMBOESviscH des colons du Cap. Je ne vois aucune différence appréciable entre le poisson du Cap et delà Méditerranée. Ce fait est d'autant plus singulier, que le Boops des mers de Ténériffe forme déjà une espèce dif- férente. J'ai eu ce poisson de la baie de la Table, de Simon's- bay et d'Algoa-bay. Le docteur Pappe le dit très-commun à Saldanha-bay ; il se trouverait donc dans toute l'Afrique aus- trale. Les individus d'Algoa-bay m'ont paru plus blancs et à na- geoires plus jaunes que ceux du Cap ; cependant ils me sem- blent être de la même espèce. Il habite au milieu des algues qui forment sa nourriture, et on dit que, dans certaines saisons, il répand une forte odeur, qui le fait souvent noQimer Stink-fish par les pêcheurs (pois- son puant) . On dit qu'à Saldanha-bay, on le fait sécher pour l'exportation. CANTHARUS. i. Cantliarus Brama (Bl.) SPAP.US BRAMA. Bl. , pi. 269. CANTUARDS BLOCHU. Cuv., Val., t. 6, p. 339. — — Pappe, Sf/Ho/js., p. 21, n. 21. wiNDTOY des colons du Cap. Le corps est très-élevé, la bouche est très-protractile. La couleur est argentée; le dos d'un bleu d'acier; la bouche et le devant de la tête brunâtre ; les nageoires d'un rose violet, avec une tache noire à la base des pectorales ; iris d'un jaune clair. — Longueur, O-^Sô. Ce poisson est assez rare, et ne se trouve dans la baie de la Table qu'à la suite de grands coups de vent, et quelquefois comme leur précurseur. La chair est estimée. Nota. — La planche de Bloch représente bien ce poisson, mais les couleurs en sont entièrement fautives. 2. Cantharus emarginatns (Cuv., Val.) CANTHARUS EMARGINATDS. Cuv., Val., t. 6, p. 338. — — Pappe, Synops., p. 22, n. 21. Je n'ai jamais vu ce poisson, ce qui me fait supposer qu'il doit être rare. 3. Cantharus elongatas {N. Sp.) Je donne ce nom à un petit poisson que j'avais d'abord rap- porté aux Sman's, à cause de la grande protractilité de ses mâchoires ; ?nais le Cnntharus Brama est absolument dans le même cas. C'est une preuve, entre mille, de l'impossibilité de maintenir la famille des Ménides, établie par ce seul caractère. Le poisson en question n'a que 13 centimètres de long. Corps ovale, allongé : préopercule assez fortement dentelé, corps très-argenté, jaunâtre; une tache noire à l'angle supé- rieur de l'opercule; nageoires dorsales et caudale d'un châ- tain clair, les autres jaunes. La tête est d'un argent mat; iris argenté. Dorsale, 12/16. — Caudale, 16. — Anale, 2/13. — Ven- trales, 1/5. — Pectorales, 15. CRENIDENS. 1. Crenidens Forskalii (Cuv., Val.) CRENIDENS FORSKALII. Cuv., Yal., t. C, p. 378. SPARUS CRENIDENS. Forsk. Ce n'est pas un fait sans intérêt pour la Géographie zoolo- gique, que de retrouver dans l'Afrique australe une espèce qui, — 33 — jusqu'ici, n'étaitconnuequecommehabitantla mer Rouge. L'in- dividu que j'ai reçu de mon fils Ludovic de Casteinau, vient de Natal, et je ne lui trouve aucune différence avec ceux que j'avais recueillis précédemment à Suez, si ce n'est que le poisson qui m'occupe a un rayon mou de plus à l'anale (10) ; mais ce caractère ne peut suffire pour le distinguer spécifi- quement. Le dos est d'un bleu à reflets brillants, et le reste du corps d'un blanc argenté. La nageoire dorsale est grise; la caudale jaunâtre, devenant obscure vers le bord postérieur. Les autres sont blanches. Sur les flancs, 17 ou 18 lignes lon- gitudinales grises. inEJVIDES. Je ne maintiens cette famille que pour suivre la méthode de M. Cuvier, car elle ne me semble pas pouvoir être con- servée. GERRES. 1. Gerres ojena (Forsk.) LABRDS OYEXA. Forskal. , Descr, animal, p. 3j. SMARIS OYENA. Rlipp., pi. 5, t. 2. GERRES OYENA. Cuv., Val., t. G, p. 472. Mon fils Ludovic de Casteinau, m'a rapporté de Port-Na- tal un Gerres, qui ne me semble différer en rien de celui que nous avions pris autrefois dans la mer Rouge, c'est le deuxième exemple de poissons de cette mer qui se trouvent à Natal. Cet individu a 0™37 de long. SQUAMIPENNES. Les Squamipennes, qui habitent ces mers, ne se rapportent réellement à cette famille que par leurs caractères scientifi- ques, mais n'ont rien de l'éclat des couleurs et de la beauté - 34 - tles formes qui constituent en général l'apanage de ces pois- sons. Ce ne sont plus les Chétodcms, les Ilolucantlius des mers tropicales, qui aimentle calme de ces heureuses régions; c'est le Pùiielcpl crus elle Dipicrodoit, aux couleurs som- bres, qui peuvent lutter contre les tempêtes de ces mers ora- geuses; j'y joins un poisson fort singulier, qui relie cette fa- mille à celle des Scares. PIMELEPTERUS. fl. Pîmclepterus fuscus (Cuv., Val.) XYSTER FUSCUS. Lacép. , Hist. nat. des Poissons. PIMELEPTERDS FUSCUS. Cuv. , Yal., t. 7, p. 26i. — — Pappe, Sijiiojjs. , p. 23, n. 24. JACOB PIVER des colons du Cap. Cette espèce atteint 0'"70 de long ; sa chair est assez esti- mée. Elle se nourrit de mollusques et habite la côte orientale de la Colonie, particulièrement Simon's-bay; on la prend surtout dans la saison froide. La couleur est d'un brun obs- cur, avec le ventre plus clair ; la tête a des reflets violets. Iris bleu. DIPTERODON. fl. Diptcrodon Capensis (Cuv., Val.) DIPTERODON CAPENSIS. Cuv. , Val. , t. 7, p. 27G, pi. 188. — — ■ Pappe, Sijnops., p. 23, n. 24. GALLEON FISH des colons du Cap. Ce poisson, dont la chair m'a semblé très-insipide, est cepen- dant recherché au Cap, et s'y vend à prix élevé. Il paraît ha- biter particulièrement la côte occidentale de la Colonie, et se pêche dans la baie de la Table pendant l'été. On le prend au filet. On dit que, dans certains cas, sa chair est malsaine. Gris en dessus, bleuâtre sur les côtés et blanc à la partie antérieure du ventre ; une tache transversale jaune entre les yeux ; partie postérieure de la caudale jaune. Sur le dos, on — 35 — voit cinq ou six bandes peu régulières et obscures, qui ne s'é- tendent pas en hauteur jusqu'à la moitié du corps. Ces bandes varient beaucoup, et, dans certains individus, on n'en voit qu'une derrière la tête; bouche couleur de chair; iris d'un jaune clair. — Atteint, mais rarement, un demi-mètre de long. ICHTHYORHAMPHOS, Nov. Gen. Le poisson que je vais décrire est certainement le plus cu- rieux de tous ceux que j'ai eu occasion d'observer au cap de Bonne-Espérance. Ses rapports avec le Dipterodon Capensis sont tellement intimes, qu'au premier aspect, on le confond avec lui; mais c'est un Dipterodon à bec de Scare ou de Té- iraodon. Ce poisson est, comme on le voit, des plus anor- maux. Dans la méthode de M. Cuvier, il doit venir parmi les Squa- mipennes, ayant des dents au palais, et le caractère de sa bou- che le distingue aisément des deux genres Pimelcpterns et /)?*/7/fro^o?î, avec lesquels seuls il pourrait être confondu, à cause de ses dents tranchantes aux deux mâchoires. J'ai hésité d'abord à le placer parmi les Squamipennes; mais, outre sa grande ressemblance avec le Dipterodon , il offre le caractère d'avoir la majeure portion de la partie membraneuse de ses nageoires dorsales et ventrales recouverte d'aspérités qui, vues à la loupe, apparaissentsous forme de petites écailles, Les caractères de ce genre peuvent être ainsi énoncés : dents réunies en lames osseuses avec les mâchoires ; quelques gros- ses dents tuberculeuses au palais ; dorsale double ; les rayons de la première beaucoup plus longs que les membraneux ; corps ovalaire, un peu comprimé. I. Ichtbyorhamphos Pappcl (N. Sp.) Argenté obscur; d'un noir bleuâtre, bronzé sur le dos; nageoires noires; bec d'un blanc jaune; iris d'un jaune orangé; mâchoires divisées comme en petits lozanges formés par les dents. Ligne latérale convexe et fortement coudée en arrière, à — 36 — la hauteur de la fin de la deuxième dorsale ; caudale un peu bilobée. Corps couvert d'écaillés plus petites que celles du Dipterodon ; joues rugueuses. Première dorsale, 12/12. — Caudale, 16 grands rayons et 3 ou Zipetitsde chaque côté. — Anale, 3/11. — Ventrales, 1/5. — Pectorales, 18. Je n'ai vu qu'un seul individu de ce curieux poisson ; il m'a été donné par le savant D' Pappe, qui l'avait pris à Kalk-bay. 11 était absolument inconnu des pêcheurs. SPIROBRANCHUS. 1. Spirobranchns Capensis (Cuv., Val.) SPIROBRANCHUS CAPENSIS. Cuv. , Val. , t. 7, p. 392, pi. 200é Ce petit poisson varie beaucoup pour les couleurs; je l'ai trouvé en grand nombre dans les petits cours d'eau des flats autour de la ville du Cap. TILAPIA. 1. Tilapia Sparmanii (Â. Smith, Illustr., pi. 5.) Je ne connais pas ce poisson, qui me semble être très-voisin du précédent. Il a été pris dans des flaques d'eau, au nord de la rivière d'Orange pendant l'été; lorsque les eaux sont dessé- chées, il se cache dans la vase. SâNDELIA, Nov. Gen. Bouche protractile, fendue jusque près de l'œil ; elle est ar- mée de dents en carde, dont les externes des deux mâchoires sont fortes, longues et crochues ; il y a des dents au palais ; — 37 — quatre gros pores sous la mâchoire inférieure ; une rangée aux bords postérieur et inférieur du préopercule, et une autre autour, de l'œil. Les nageoires dorsale et anale sont longues, et leur partie molle se dilate ; les épines sont nombreuses la ligne latérale est forte, interrompue en arrière et recom- mence plus bas ; les écailles sont assez grandes, mais elles de- viennent fines sur les joues ; celles du bas du ventre sont aussi plus petites que celles du milieu du corps ; sur le deesus de la tête, elles sont grandes. Ce geure ressemble beaucoup au genre Spirobranchm , mais s'en distingue par : 1° Les dents supérieures, dont la rangée externe est formée de dents fortes et en crochets ; 2° Le bord postérieur de l'opercule qui, outre l'échancrure profonde, a deux faisceaux de dentelures ; 3° L'anale, qui a de nombreuses épines; li" La bouche, qui est protractile. 1. Sandelia Bainsii (l\. Sp.) Longueur totale, O^-IS. — Toutes les écailles sontgranuleuses, et finement dentelées sur leur bord postérieur. Il y en a une trentaine sur la longueur. La première épine de l'anale et de la dorsale sont plus courtes que les autres. Couleur générale d'un vert olive, avec le ventre jaunâtre. Dorsale, 16/10. — Caudale, 16. — Anale, 8/9. — Ventra- les, 1/5. — Pectorales, 11. J'ai trouvé ce poisson dans la rivière Kowie qui passe à Graham's-Town, dans la partie orientale de la Colonie du Cap. Ce genre porte le nom du chef caffre Sandelie, et l'espèce est dédiée au savant géologue M. Bains. *■*"'♦ /' ^CENTRAL PARK, ^^\ \^ NEW YORK. A*,jf I§ € O iTI B E R O I D E 8. SGOMBER. 1. Scomber grex (Mitchill.) SCOMBER GREX. Mitcliill, Mém. de New-York, t. 1, pi. 423. Cette espèce, désignée mal à propos par MM. Cuvier et Va- lenciennes sous le nom àQ ^QÛi Maquereau de C Atlantique, car elle atteint plus de 0'"65 de long, paraît habiter la plus grande partie de l'Océan, puisque, décrite originairement sur des individus pris vers les côtes des États-Unis, elle a été re- trouvée dans l'Amérique méridionale, à Sainte-Hélène, et au cap de Bonne- Espérance. Ce poisson est d'un blanc argenté, un peu rosé, avec les par- ties supérieures d'un vert clair ; sur tout le dos, règne une sé- rie de chevrons d'un bleu foncé ; les nageoires sont grises ; la caudale a des reflets verts; l'iris est argenté. — Ce poisson est très-commun à Kalk-bay pendant la chaleur. Sa chair est peu estimée ; il est connu au Cap sous le nom de Mackerel. Le 15 février 1857, on en pécha, dans Table-bay, une pro- digieuse quantité de petits individus, qui étaient bleus sur le dos, mais ne me parurent pas différer des autres. Nota. — MM. Cuvier et Valenciennes mentionnent, page 59 du même volume, un Scomber Capensis fondé par eux sur un squelette envoyé par Delalande, et dont les dents sont plus menues, plus nombreuses et plus serrées que dans le commun. M. le docteur Pappe, Synopsis, p. 23, a cru reconnaître cette espèce dans le poisson connu au Cap sous le nom de Halfcord, mais qui appartient évidemment au genre Licliia. Cela ne pourrait s'expliquer que dans le cas où le squelette de Delalande n'aurait pas eu de nageoires dorsales ; autrement, il me semble probable que le Scomber Capensis de MM. Cuvier et Valen- ciennes n'estqu'une'variétéd'âgedu^Tfa:, cartons les pêcheurs m'ont assuré que l'on ne retrouve aucune autre espèce de ce genre dans la région qui m'occupe. — 39 LICHIA. 1. Licliia aniia (Liuii.) SCOMBER AMIA. Lilin., Syst. nat, (13^ édit.), t. o, p. 133(i. LICHIA AMIA. Cuv., Yal.,t, 8, p. 3i8. — — Pappe, Synops., p. 24, n. 29. LEERVISII ET LEATERFISH deS COlouS du Cap. Cette Liche atteint l^SOde long. Elle est fort rare dans les mers du Cap, où je n'en ai vu que peu d'individus, dont deux à Algoa^bay. Voici encore un poisson de la Méditerranée qui atteint le sud de l'Afrique, après s'être présenté à Madère, à Tenériffe, au Sénégal et à Sainte-Hélène. Il ne paraît pas s'é- tendre vers l'est au delà du banc des Aiguilles. Nota. — Je ne puis concevoir ce qui a pu engager MM. Cu- vier et Valenciennes à éloigner tellement les Lichia des Tem- ncdon ; j'avoue même ne pas comprendre pourquoi les pre- miers sont rangés dans la division A, ayant pour caractère d'a- voir les rayons de la deuxième doi'sale et de l'anale séparés en fausses pinnules^ ce qui, certes, n'est pas e cas. Je crois que dans la méthode naturelle ces deux genres doivent être très- rapprochés l'un de l'autre, de môme que de celui de Tracliy- notus, H. Lichia Glaycos (Linu.) SCOMBER GLAUCUS. Linil., Mus. Ad. Fr,, 2, p. 89; Syst. nat., 13° édition, t. 3. p. 1332. LICHIA GLAYCOs. Cuv. , Yal. , t. 8, p. 338, pi. 234. Ce poisson, qui est également fort rare dans les mers du Cap, est confondu parles pêcheurs avec le précédent; du reste, je ne l'ai vu que d'Algoa-bay. Il semble habiter tout l'océan, ayant été pris dans la Méditerranée, à Madère, à Tenériffe, au Sé- négal, au Brésil, à l'Ascension, à Sainte-Hélène et dans l'A- frique australe. Il se distingue facilement du précédent par sa ligne latérale - iO ~ beaucoup plus droite, et par ses nageoires dorsale (deuxième) et anale, beaucoup moins prolongées. Contrairement à l'opinion de MM. Cuvier et Valenciennes (t. VIII, p. 361), ce poisson atteint à peu près les mêmes di- mensions que les précédents (au moins dans ces mers) , carj'ai un individu d'Algoa-bay qui a O^OS de long. Je ne puis pas non plus être d'accord avec les savants que je viens de citer, pour ce qui est de la coloration de ces deux Lic/iiû, quand ils disent que les couleurs du GUnjcos sont plus brillantes que celles de Y Amia ; voici, en effet, les descriptions que j'ai faites sur les individus vivants : 1° Amia : d'un vert brillant et doré en dessus ; ventre blanc ainsi que le dessous de la tête; nageoires d'un gris obscur nuancé en arrière d'un brun rouge, à l'exception des pectorales qui sont entièrement d'un gris obscur; iris d'un jaune clair. 2" Glaycos: corps sombre, obscur en dessus; blanc ar- genté sur le ventre ; nageoires d'un jaune sale ; iris jaune. 3< Lichîa Pappei. SCOMBER CAPENSIS. Pappe, SyHO/)s. , p. 23, n. 20. HALFCORD des coloiis du Cap. Ce poisson atteint un mètre de long, mais habituellment ne dépasse pas O^JO. Le dessus du corps est d'un beau bleu céleste et le ventre blanc ; sur les côtés de la tête et du corps, s'étend une large bande longitudinale d'un jaune brillant; dessous de la tête ayant souvent un reflet rougeâtre. Nageoires d'un jaune clair. Iris d'un jaune verdâtre ; la ligne latérale arquée par en haut au dessus des pectorales. Dorsale, 7, l/3Zi. — Anale, 2, 1/20. —Caudale, 20 grands rayons et quatre petits de chaque côté. — Pectorales, 22. — Ventrales, 1/5. Se trouve en assez grand nombre pendant l'été àKalk-bay. Sa chair est peu estimée, et regardée comme malsaine. — Al — TEM.NODON. 1. Temnodon saltator (Linn.) GASTEROSTEUS SALTATRIX. Linn., Syst. nal. ^ 13* édition, t. 3, p. 1326. CHEILODIPTÈRE HEPTACANTHE. Lacép. , Hist. Poiss. , t. 3, p. 542, pi. 21. TEMNODON SALTATOR. Cuv. , Tal. , t. 9, p. 225, pi. 260. ELFTVisii des colons. Encore un poisson qui semble habiter le globe tout entier; je l'ai vu à Malte, en Syrie, à Alexandrie ; il est assez commun au Cap, et mon fils l'a rapporté de Natal. Il se trouve aux États-Unis, au Brésil, dans les Moluques et à la Nouvelle- Hollande. Les nombres des rayons de ceux du Cap varient assez. Ainsi, j'en ai qui ont à la deuxième dorsale, l/'2Ii; d'autres, 1/25; et un autre, 1/27. — L'anale varie également. La couleur de ce poisson, surtout dans le jeune âge, est as- sez brillante ; le dos est bleu, la tète verte et le dessous d'un blanc argenté ; les nageoires sont d'un jaune peu brillant, et l'extrémité de la caudale est noirâtre; iris jaune. Il at- teint O^e? de long ; les grands individus sont à couleurs plom- bées en dessus. On le trouve dans la baie de la Table, surtout pendant l'été. Il est estimé comme nourriture. 3. Temnodon conidens (N. Sp.) Ce Temnodon ressemble extrêmement au précédent, mais s'en distingue par ses dents, qui sont nombreuses, fortes, serrées, hautes, coniques, au lieu d'être espacées et élargies comme chez lui. Le troisième article de la première dorsale est beaucoup plus haut que les deux précédents, tandis que c'est le quatrième qui est le plus élevé chez le saltator. Ce poisson est noirâtre sur le dos, d'un blanc sale sur le ventre; les nageoires jaunâtres: la partie inférieure de la caudale obscure ; iris jaune. Première dorsale, 8. — Deuxième, 1/25. — Anale, 1/25. - /42 ~ — Caudale, 18 grands rayons, trois petits de chaque côté. — Ventrales, 1/5. — Pectorales, 17. Je n'en ai vu qu'un seul individu, long de 0"56, qui m'a été envoyé d'Algoa-bay, par M. Chabaud. THYRSITES. Thyrsifes atun (Euphrasen). SCOMBRE ATUN. Lacép., Hist. nat. des Poissons, t. v, p. G80. THYRSITES ATUN. Cuv., Val, t. 8, p. 197, pi. 219. ACINACÉE BATARDE. Bory Sl-Ymcent, Foyage aux iles d'Afrique, l. 1, pi. -i, t. 2. — — Pappe, Sijnops., p. 24, n. 28. suvEK des colous du Cap. Corps argenté, sombre, en dessus d'un bleu obscur; iris argenté ; très-commun à Table-bay ; apparaît vers le milieu d'Août, mais ne devient abondant qu'en Septembre; disparaît vers la fin de Juin. — Il atteint un mètre de long. C'est un poisson vigoureux et vorace. Les pêcheurs, après l'avoir pris aux hameçons, l'assomment dans leurs embarcations à coup de massue sur la tête. C'est le meilleur poisson du Cap. XIPHIAS. Xipliîas gladîus (Linn.) Cette espèce se trouve, bien que très-rarement, dans les mers du Cap. On conserve encore au Muséum de cette ville la têtede l'individu dont parlent MM. Guvier et Valenciennes, et elle ne semble diflerer en rien de celle de l'espèce de la Mé- diterranée. HISTIOPHORUS. nistiophorus granalifer (N. Sp ) Après une de ces violentes tempêtes si communes au cap de Bonne-Espérance, on trouva sur la plage de la baie de Saint- Sébastien un squelette mutilé d'un grand poisson que l'on en- - /,3 - voya au Musée de cette ville, et qu'il me fut facile de recon- naître pour celui d'un Histiophorus. La tête est bien conser- vée. Sa longueur totale est del"'07 et sa hauteur de 0"35. La longueur du bec jusqu'au bord antérieur de l'orbite de l'œil est de 0"'67. Le bec est un peu aplati en dessus, pointu à l'extrémité, couvert en dessous et sur les côtés de granulations, dont celles qui sont placées en dessous sont plus fines et plus serrées que les latérales ; des granulations semblables existent au bord supérieur de la mâchoire inférieure. Le squelette ressemble entièrement à celui figuré dans l'ouvrage de MM. Cuvier et Valenciennes {Tetrapterm). LEPIDOPUS. Lepidopns caudatus (Euphrasen). TRICHIURL'S CAUDATUS, Euphr. : Nouveau mém. de Stock, t. 9, pi. 9, tig. 2. VANDELLIUS LUSITANICUS. Sliaw, Gen. zool., t. 4, part. 2, p. 99. LEPIDOPUS ARGYREUS. Cuv. , Val, t. 8, p. 223, pi. 223. Ce poisson, qui est d'une couleur argentée très-brillante, est très-rare au Cap, où je n'en ai vu qu'un seul individu, pris en Septembre 1856. Il nage en serpentant. Sa chair est bonne à manger; les pêcheurs, qui le connaissaient à peine, lui donnaient le nom de Lyre-fish. M. Pappe dit qu'il porte les noms de Kallvvish et de Scobard-fish. Etant infiniment rare, je suppose que chaque pêcheur lui donne un nom différent. Ce poisson semble avoir un habitat très-étendu, car il se rencontre sur les côtes de l'Océan et sur celles de la Médi- terranée. TRACHURUS. Trachnrns Capensis (N. Sp.) CARANX ïnACKURUS. PappC, Sijnops., p. 25, n. 31, BASTARD MACKEf.EL (les colons du Cap. MAASBAiNKER des pècheurs. MM. Cuvier et Valenciennes réunissent en une seule es- pèce, mais avec doute, les Sawels pris dans toutes les parties du monde. Il existe, en effet, les plus grands rapports entre les - hh - individus pris dans les mers les plus éloignées ; cependant, ceux du Cap offrent quelques différences constantes, qui obli- gent à les considérer comme formant une espèce distincte. — La ligne latérale, ainsi que l'avaient observé ces savants, est fléchie d'une manière moins brusque. Ce poisson est très- argenté, avec le dessus du corps d'un bleu éclatant. — L'on compte de 65 à 67 plaques à la ligne latérale. Se prend en hi- ver. — Je n'ai vu que des individus de petite taille. STROMATOIDEA, Nov. Gen. Les mers de la partie orientale de la Colonie du Cap m'ont offert un Scombcroîde qui, par ses ventrales rudimentaires, ne peut être confondu qu'avec le Seserimis; mais il s'en éloi- gne par les épines qui précèdent son anale, — Sa forme est celle des Slromatées, mais ceux-ci n'ont pas de ventrales ; enfin, il se rapproche des Apop/ectes, mais ceux-ci ont des ventrales prolongées. Je me vois donc obligé de créer pour cette espèce une nouvelle coupe générique, à laquelle je donne un nom destiné à rappeler les grands rapports qui existent en- tre elle et les Strotnatées. Ce genre se place dans la quatrième tribu des Scombe- roïdes, caractérisée par l'absence de fausses pinnules, d'épines libres au dos et au côté de la queue. Les dents fines, très-serrées, très-nombreuses, en carde, sur plusieurs rangs, fines et arquées; la bouche est ex- tensible. — Le corps est comprimé et court, ayant un peu la fonue de celui de beaucoup de Chetodons, et les nageoires dorsales et anale sont couvertes d'écaillés, dans une grande partie de leur surface. Ces nageoires sont précédées d'épines. Les ventrales sont rudimentaires, et présentent une très-forte épine. Dorsale unique et longue, ainsi que l'anale ; œil grand. Stromatoïdea Layardi (N. Sp.) Corps argenté; dos à reflets bleuâtres ; écailles assez petites; les nageoires jaunâtres ; les anale, caudale et ventrales termi- nées par du brun obscur; iris jaune. — 45 - Pectorales, 15 ou 16. — Dorsale, 8/29. — Caudale, 16. — Anale, 3/28. — Ventrales, 1/5. Les premiers individus de cette espèce que j'ai vus m'ont été envoyés d' Algoa-bay par M. Chabaud ; depuis lors, j'en ai reçu d'un peu plus grands, recueillis à. Natal par mon fds. Longueur totale, 0'"20. — J'ai dédié ce joli poisson à M. Layard, directeur du Muséum du Cap, et frère du célèbre voyageur et antiquaire anglais. ATIIERIXOIDES. ATHERLNA. t. Atherina breviceps (Cuv., Val.) ATHERINA BREVICEPS. Cuv., Val., t. iO, p. 445. ASANCE des pêcheurs du Cap. D'un blanc laiteux verdâtre, avec une bande d'argent de chaque côté du corps ; cette bande se termine supérieurement par un trait noir; dos couvert de très-petits points noirs, yeux dorés; nageoires hyalines; une rangée de points noirs à la base de l'anale. Vu en grand nombre au mois d'Août. Z. Atherina parvipînnis (Cuv., Val.) ATHERINA PARVIPINNIS. Cuv, , Yal., t. 10, 446. Je n'ai pas vu cette espèce. TJS^IOIDES. GYMNETRUS. Gymetras Capensîs (Cuv., Val.) Un seul individu de cette espèce a été trouvé pendant mon — 66 - séjour au Cap, et il était dans un tel état de décomposition et de mutilation qu'il était impossible de l'étudier. FAITIlIiLE DES IflUQ IliO ADFS. MUGIL. Les espèces de ce genre sont nombreuses dans les mers du Cap, ainsi que dans les rivières de cette Colonie ; je n'ai vu que bien peu de ces derniers. Aux huit espèces que je décris, il faut encore ajouter celles qu'a fait connaître M. Smith, et que je n'ai pu me procurer. fl. IHugil C'apensis (Val., t. 11, p. 108.) MUGIL MCLTILINEATUS. Smith, Ilh/str., pi. 30, fig. 2. — Pappe, Sytwpsis, p. 27, n. 35. LE SPRiNGER dcs colons du Cap. On trouve communément, dans la baie de la Table, deux espèces de Mugils, et il est assez difficile de décider laquelle des deux se rapporte au Capensis de Cuvier et Valenciennes. En effet, le plus commun, qui n'a pu que difficilement échap- per aux recherches si actives de M. Delalande, est le IJarder qui, dans certains moments, abonde au marchéde Cape-Town; mais la description dit qu'il existe une tache noirâtre à la base de la pectorale, et ce caractère ne se trouve que dans le Sprin- ger, ainsi que le nomment les pêcheurs du Cap. Je me suis donc décidé, d'après ce caractère, à regarder cette espèce comme le vrai Capensis. M. Smith avait cru reconnaître le poisson des naturalistes français dans l'espèce la plus com- mune, et avait donné à celle-ci le nom demutlilineatus, à cause de ses lignes plus nombreuses, bien que moins fortes, que dans l'autre. Le Mugil Capensis a le corps ovalaire, allongé, la tête moyenne et un peu élargie, les nageoires pectorales très-peu écailleuses. Il est d'une couleur bleue assez obscure en dessus ; - 47 — argenté dans les parties inférieures du corps, et présente sur les flancs treize lignes longitudinales, étroites et obscures ; une petite tache semblable se voit à la base de la pectorale. Dans les individus adultes, il y a une tache allongée et dorée sur les opercules ; les nageoires dorsales et caudale sont d'un gris obscur; pectorales un peu obscures ; ventrales blanchâtres, un peu rosées ; lèvres roses ; yeux argentés. Ce Mugil doit son nom de Springer aux sauts nombreux et rapides qu'il fait presque constamment, caractère d'autant plus remarquable, que c'est précisément au Mugil saliens que M. Cuvier l'a comparé. La longueur des plus grands individus est deO'^SS à 0"30. 9. Mugil Smithii. MUGIL CAPENSIS. Smith, i/Z;. ENGBAULIS ENCRASICHOLUS. Cuv., Val., t. 21, p. 7, pi. 607. — — ■ Pappe, Synops., p. 30, n. 39. ANSJOVis des pêcheurs du Cap., Ce n'est qu'avec beaucoup de doute que je rapporte ce petit poisson du Cap à l'espèce européenne, mais je n'ai pas cette dernière à ma disposition et ne puis, par conséquent, les comparer ; je me range donc à l'avis du docteur Pappe, en les réunissant en une seule espèce. MALACOPTERYGIENS SUBBRACHIENS. MERLUCCIUS. fl , Merlnccins Capensis (N. Sp. ) GADUS MERLUCCIUS. Pappe, Si/nnps. , p. 30. SOK visrn des colons du r,ap. Ce n'est qu'avec la plus grande hésitation que je sépare ce poisson du Gadus Merluccius de Linné, mais je ne puis ici éta- blir de comparaison, et les nombres des rayons donnés par - GO — ce naturaliste et par Bloch (pi. i6h) ne correspondent pas m ceux de mon poisson. Ici, je trouve les nombres suivants : Première dorsale, 11. — Deuxième, 34. — Pectorales, 14. — Ventrales, 7. — Anale, 39 — Caudale, 2à grands rayons,, et 8 petits de chaque côté. Le poisson est d'un gris obscur sur le dos, plus clair sur le ventre. L'iris a une tache. La pectorale est d'un jaune sale et l'intérieur de la bouche noir. Les dents sont sur trois rangées ; les extérieures petites ; les moyennes très-grandes, et dirigées en dehors ; les internes petites, et dirigées en dedans. — Atteint un mètre de long. 11 est estimé pour la table, et se sèche pour s'exporter à Maurice. Il paraît quelquefois en bancs nombreux, surtout en hiver. Le docteur Pappe dit que ce poisson était inconnu au Gap, avant un tremblement de terre qui eut lieu le 4 décembre 1809. ALGOA, Nov. Gen. Le petit poisson dont il s'agit ne peut rentrer dans aucun, des genres établis jusqu'^ici parmi les Malacoptérygiens Sub- brachiens de la famille des Gadoïdes ; effectivement, sa na- geoire dorsale unique le distingue des Gadus, des Merlus, des Lota, des Motella, et des Raniceps ; sa dorsale bien séparée de la caudale, l'éloigné des Brotula, et ses ventrales à plusieurs rayons des Phycis. Il ne reste plus qu'à le distinguer des Bro.^inius ; mais il n'a pas, comme ces derniers, des barbillons sous la mâchoire inférieure. Les dents sont assez fortes, arquées, crochues, espacées, disposées sur plusieurs rangs, surtout en avant; les posté- rieures sont dirigées en arrière ; des dents au palais. Le corps est ovalaire ; la caudale fourchue. 1. Algoa virîdis {K. Sp>) Corps allongé, vert en dessus, jaunâtre sur le ventre; na- geoires noires ; les fourches de la caudale vertes à l'extrémité. — 70 — Les rayons de la dorsale et de l'anale dépassent beaucoup leurs membranes. Iris d'un rouge doré. Lorsque la bouche est ouverte, la mâchoire inférieure paraît un peu plus longue que la supérieure. — La ligne latérale forme un angle ti ès- prononcé sous la pectorale, et se prolonge ensuite suivant une direction rectiligne dans le reste de sa longueur. Dorsale, 56. — Anale, 2/i. — Caudale, 1(5, — Ventrales, 5. — Pectorales, 17. Ce joli petit poisson n'a que 0™10 de long ; il a été pris en Janvier, à l'embouchure de la rivière Zvvartkops, près d'Algoa- bay, par M. Chabaud, de qui je le tiens. XIPHIURLS. Ce genre, établi par A. Smith, me semble rentrer dans la fa- mille des Gado'ides, et se place près des Brotules. Je ne vois pas la nécessité d'en former une famille particulière, comme le font plusieurs naturalistes anglais. 1. Xipliîurus Capensis (A. Smith.) XIPinUKUS CAPENSIS. Slllilh, Illuslr. zool. South Jfr., pi. 31. KiNGs ROCK Fisii dos colons anglais, koninglip des Hollandais. Il habite les eaux profondes, et non les rochers, comme son nom vulgaire semblerait l'indiquer. 11 nage avec grande fa- cilité; on l'estime beaucoup pour la table, et, étant assez rare, il se maintient à un prix assez élevé sur le marché du Cap. On le prend à la ligne, à l'approche des coups de vent, si fré- quents pendant l'hiver, dans les mers orageuses du Cap. M. A. Smith dit qu'il n'avait jamais été vu avant les trem- blements de terre qui agitèrent cette contrée dans le commen- cement de ce siècle ; mais le docteur Pappe contredit cette as- sertion, et cite un passage du voyage de Barrow qui en parle en 1797. — 11 rapporte le fait dont il s'agit au Meriuccius, ainsi que nous l'avons déjà dit. PLAGUSIA. 1. Plagusîa Capensis (N. Sp.) SOLEA VULGARIS. Pappe, Sy>wps., p, 32, n. 42. L'absence de pectorales et les nageoires verticales entiè- rement réunies entre elles placent cette sole dans le genre Plagusia. Elle est très-voisine du Pleuronectu\ i^^ NEW YORK. A-.| — 77 — SCLÉRODERMES. SOUS-F;t]?IIIiIiE: HEH BAIilSTIDF.S. MONACANTHUS. 1 . Monacanthus auratus (N. Sp.) Dents au nombre de quatre à chaque mâchoire, et une de chaque côté de la bouche ; à la mâchoire supérieure, les quatre sont échancrées, et ont une sorte de cannelure; les deux antérieures plus petites que les autres ; à la mâchoire inférieure, les quatre dents sont tranchantes, et terminées en pointes aiguës; les deux antérieures plus grandes que les autres, se réunissent pour former une pointe prolongée; les deux latérales en forme de lame sont grandes et un peu an- guleuses au milieu. Corps couvert de très-petites pointes crochues, devenant sur le ventre de petits tubercules. L'os du bassin rugueux, et terminé par une couronne d'épines, crochues. Première dorsale formée d'une grande épine, couverte de piquants, et munie à la base d'une partie membraneuse, supportée par un petit rayon. Entièrement d'un brun doré, avec la deuxième dorsale et l'anale jaunes. Mon individu n'a que O^Oô de long. N'en ayant pas eu d'autre, je ne sais si l'espèce atteint une plus grande taille, mais le fait est très-probable. Deuxième dorsale, 33. — GauéâlfrO. ;r::-,Anale, 28. — Pec- torales, 12. ^''-^^^hf;^ Ce poisson m'a été envoyé d' Algoâ-bay. ' '> - 78 — SOU§-FA]VIBLIiE »E§ 0!$TRAClOI%SDf:§. OSTRACION. 1. Ostracion undecim-aculeatus (Smilh, Illust., pi. 17). Nota. — Sur la planche de M. Smith, le nom a été écrit par mégarde Undecimaculeaius. J'ai reçu cette espèce d'Algoa-bay. %. Ostracion bicuspes (Blumenbach) OSTR. BICUSPES, Blumenbach, AbUld., Nat., n. 58. — — Smilh, Illust. , pi. 18. OSTR. STELLIFER. Bloch, Schneid. pi. 98. Nota. — Il y a, je crois, d'autres espèces d'Oitra- cion, dans les mers du Cap, mais elles sont jusqu'ici mal dé- terminées. PaHIS. DE SOVE ET BOtJCHET, IMPRIMEUR J, i, P1.\CE DV PAMIlÉjS.